La vincristine (Oncovin™) est un vinca-alcaloïde, qui, comme la vincaleucoblatine, entraîne un arrêt en métaphase de la division cellulaire, par fixation sur la tubuline intracellulaire du fuseau.

 

Les zones soulignées par un ovale violet constituent les points de différence avec les autres vinca-alcaloïdes.

Indications

Les indications sont variées et s'insèrent le plus souvent dans des protocoles de polychimiothérapie :

Leucémies aiguës lymphoblastiques,

Maladie de Hodgkin,

Lymphomes non hodgkiniens,

Cancer du poumon,

Cancer du sein,

Cancer du col utérin,

Myélome,

Rhabdomyosarcomes,

Neuroblastomes,

Néphroblastomes,

Tumeurs embryonnaires de l'enfant,

Sarcomes d'Ewing,

Ostéosarcomes. .

Il s'agit d'un traitement à administrer strictement par voie veineuse, et qui est très toxique pour les veines.

La posologie habituelle est de 1,4 mg/m2, mais on ne dépasse que rarement (chez l'enfant), la dose totale de 2 mg.

Principales toxicités

Ne sont citées que les toxicités non générales (les toxicités générales sont décrites dans le chapitre toxicité de la chimiothérapie).

La toxicité hématologique est importante à rechercher, mais ce n'est pas la plus redoutée..

TOXICITE NEUROLOGIQUE

C'est l'effet toxique majeur de la vincristine et le facteur dose-limitant.

Elle est liée à la fois à la dose totale (cumulée) administrée et au rythme d'administration : un fractionnement des doses semble majorer la sévérité des effets toxiques neurologiques. Cette toxicité se manifeste sous forme de :

neuropathies périphériques : qui débutent par une atteinte sensitive (paresthésies, puis douleurs névritiques), puis se compliquent de troubles moteurs. Le plus souvent, cette toxicité régresse progressivement à partir de six semaines après l'arrêt du traitement. Cependant, on peut parfois observer une ataxie, une paralysie périphérique, une aréflexie ou un pied équin longtemps après des administrations prolongées.

Atteinte du système neuro-végétatif : constipation et douleurs abdominales, pouvant prendre des aspects pseudo-occlusifs (iléus paralytique simulant un abdomen chirurgical). Polyurie, dysurie, rétention urinaire par atonie vésicale ont été également décrits.

Effets neurologiques centraux : ils sont plus rares : crises convulsives, atteinte des paires crâniennes (troubles auditifs, vestibulaires, visuels ou laryngés), voire cécité corticale transitoire et atrophie optique.