Nature chimique

La doxorubicine liposomale pégylée est une nouve forme de la doxorubicine dont l’efficacité est légérement différente.

Le principe actif reste le chlorhydrate de doxorubicine,

Dans Caelyx™, il est inclus dans des ‘liposomes pégylés’ (de très petites sphères lipidiques recouvertes d’une substance chimique appelée polyéthylène glycol).

Ceci réduit la vitesse à laquelle le principe actif est dégradé et lui permet ainsi de circuler plus longtemps dans le sang.

Cette encapsulation réduit également ses effets sur les cellules et les tissus non cancéreux et donc certains effets secondaires.

Principales indications

Les indications sont assez nombreuses :

Cancer du sein

Cancer du sein métastatique en monothérapie chez les patientes avec un risque cardiaque augmenté

Polychimiothérapie en association avec les taxanes ou la gemcitabine dans le cancer du sein
métastatique

Polychimiothérapie en association avec le trastuzumab dans le cancer du sein métastatique
surexprimant HER-2

Cancer de l'ovaire

Cancer de l’ovaire à un stade avancé après échec d’une chimiothérapie de première intention à base de Platine

Polychimiothérapie en association avec le Carboplatine dans le cancer de l’ovaire en rechute tardive (> 6 mois)

Sarcome de Kaposi

Sarcome de Kaposi associé au SIDA chez des patients ayant un faible taux de CD4 (< 200) et
présentant des lésions cutanéo-muqueuses ou viscérales étendues (première intention ou seconde
intention)

Myélome multiple

Traitement du myélome multiple en progression en association avec le bortézomib

Posologie

La posologie habituelle est aux alentours de 50 mg/m2 toutes les 3 semaines.

Ce traitement doit être fait strictement au cours d'une perfusion intra-veineuse.

Principales toxicités

Ne sont citées que les toxicités non générales (les toxicités générales sont décrites dans le chapitre toxicité de la chimiothérapie).

TOXICITE CARDIAQUE

La toxicité cardiaque ne s'observe pas chez des sujets ayant reçu une dose totale inférieure à 450 mg/m2. A partir de cette dose, elle peut toucher jusqu'à 25% des patients.

Elle est plus tardive mais analogue à celle de la doxorubicine. Les troubles commencent souvent par des modifications de l'ECG : troubles du rythme, allongement de l'espace QT.

Des troubles aigus du rythme peuvent survenir dans les heures qui suivent l'injection.

Lorsque la doxorubicine est poursuivie, on peut observer une insuffisance cardiaque sévère, rebelle aux traitements habituels.

La prévention de ces troubles consiste en la réalisation d'une fraction d'éjection ventriculaire (méthode isotopique ou échographique) avant la première injection pour détecter les insuffisances cardiaques mineures, non symptomatiques. En cas de troubles du rythme ou d'essoufflement, une vérification cardiologique s'impose. La pratique régulière d'ECG n'apporte guère de renseignements.

ERYTHRODYSESTHESIE PALMO-PLANTAIRE

Ce syndrome 'main-pied' survient dans environ 15% des cas. Il s'agit d'une complication particulière à cette préparation.

NEUROPATHIE PERIPHERIQUE

Il s'agit d'une neuropathie sensitive survenant dans environ 5% des cas.

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