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Dernière modification effectuée
le 05/06/2011
Quelques applications de la curiethérapie

De nombreuses localisations tumorales accessibles superficiellement peuvent être traitées par curiethérapie.

Tumeurs cutanées

Les cancers cutanés, un peu trop importants pour une chirurgie (qui risquerait d'être mutilante) ou pour une radiothérapie de contact (qui serait trop superficielle) constituent une indication intéressante,

exemple d'un cancer de la lèvre

exemple d'un cancer de la paupière, qui nécessite une protection du cristallin

exemple d'une cancer de la verge, technique permettant d'éviter une amputation pénienne dont les répercussions psychologiques sont souvent sévères.

Cancer du sein

Certains auteurs utilisent aussi cette technique de curiethérapie pour les cancers du sein, notamment pour les cancers trop gros pour une simple tumorectomie, chez les malades refusant la mastectomie.

Le résultat esthétique est souvent satisfaisant.

Cancers gynécologiques

l'indication majeure de la curiethérapie est représentée par les cancers du col de l'utérus et du corps utérin. Le traitement peut avoir lieu avant la chirurgie (col en place), soit après la chirurgie (après hystérectomie : irradiation du fond vaginal), soit en association avec une radiothérapie externe (traitement par radiothérapie exclusive), pour créer un surdosage localisé.

exemple de préparation de la curiethérapie gynécologique

exemple d'application de la curiethérapie gynécologique

Cancer de la prostate

Plus récemment, les tumeurs de la prostate ont fait l'objet de travaux importants concernant la curiethérapie. Le but peut être soit d'apporter un surdosage important lors de la radiothérapie prostatique, tout en protégeant les organes voisins, soit de traiter entièrement le volume prostatique, sans aucune radiothérapie externe.

On peut utiliser soit des implants définitifs d'iode 125,

nécessitant une mise en place sous anesthésie générale de petits grains,

dont on laisse la radioactivité décroître progressivement chez les sujet traité,

qui peut rentrer chez lui dès le lendemain ou le surlendemain.des implants définitifs(dont on laisse la radioactivité décroître progressivement dans le sujet traité),

soit des implants temporaires à bas débit avec un complément de radiothérapie (nous citerons comme exemple la technique du Dr Brune - CFB - CAEN)

exemple d'appareil pour la pose de la curiethérapie prostatique

exemple d'application de la curiethérapie de prostate

exemple de contrôle de la dosimétrie prostatique

soit des implants temporaires à haut débit avec un complément de radiothérapie (technique du Dr Brune - CFB - CAEN),

exemple d'irradiation haut débit d'un cancer de la prostate

ou pour certains auteurs comme traitement unique :

exemple de l'université de Tulsa.

Cancers bronchiques

La curiethérapie haut-débit permet de donner un 'boost' supplémentaire pour les tumeurs des grosses bronches, tout en protégeant le tissu pulmonaire normal voisin, et éventuellement d'autres organes.

Elle permet, en outre, d'essayer de liberer les bronches proximales des tumeurs obstructives, de réduire le risque d'hémoptysies lorsque la chirurgie ou l'irradiation externe ne sont plus possibles.

Le fibroscope bronchique permet de mettre en place des cathéters (en général : deux voire trois) qui vont servir de guide à la source radio-active qui va être placée à la distance voulue (au maximul de l'effet recherché). Les clichés radiographiques permettent de vérifier la bonne position du cathéter et des sources.

Cancer de l'œsophage

Il s'agit d'une indication assez rarement utilisée mais pourtant intéressante, qui fait appel à un ballon intra-œsophagien qui maintient à distance de la surface œsophagienne la source radio-active.

Cancers des maxillaires

Les cancers buccaux, notamment au niveau des maxillaires, sont de traitement difficile. Lorsqu'ils récidivent, ou lorsqu'ils sont proches des dents, on peut essayer de protéger au mieux les dents, en faisant une curiethérapie à haut débit, par la constitution d'un appareil moulé bien adapté à la forme de la tumeur maxillaire.

Autres tumeurs

D'autres tumeurs peuvent aussi bénéficier d'une curiethérapie (par exemple : tumeur de la base de langue, tumeur de la joue, tumeur oesophagienne récidivante, tumeurs de la tête et du cou).

L'important est le calcul de la dose appliquée localement et l'ingéniosité du curiethérapeute.

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