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Dernière modification effectuée
le 05/06/2011
Complications médiastinales

Après irradiation médiastino-pulmonaire

Péricardite radique chronique

Elle peut être observée après une réaction péricardique aiguë, survenue lors de la fin de l'irradiation. Celle-ci se manifeste par un syndrome péricardique classique, avec douleurs pré-cordiales, dyspnée, frottements péricardiques à l'auscultation, surélévation de ST à l'électrocardiogramme, la radiographie pulmonaire est souvent normale. Assez souvent, le taux de Ca125 est augmenté (de façon donc non spécifique). Un traitement anti-inflammatoire énergique évite, le plus souvent, le passage à la chronicité.

La péricardite radique chronique est plutôt constrictive qu'en rapport avec des épanchements, avec une fibrose (assez proche de celle de la péricardite tuberculeuse). On retrouve souvent un épaississement du péricarde et des calcifications. Les manifestations cliniques sont celles d'un retour veineux droit anormal (proche de la symptomatologie de la tamponnade péricardique).

Une telle complication ne survient que lorsque le cœur n'a pas pu être protégé suffisamment lors de l'irradiation du cancer pour des raisons anatomiques. Dans les cancers du sein, une telle complication est exceptionnelle, car même en cas d'irradiation des chaînes mammaires internes, on met en place des caches pour protéger au maximum le péricarde.

Poumon radique chronique :

Le poumon radique chronique ne concerne que la zone irradiée. On ne l'observe donc pas, même à doses fortes, pour un volume restreint d'irradiation (par exemple : pour cancer du poumon ou pour un traitement à l'emporte pièce d'une métastase, ou au niveau de l'irradiation tangentielle d'un cancer du sein même si la dose peut atteindre localement 40 à 50 Gy). En effet, le reste du poumon est bien protégé par des caches.

Au contraire, en cas d'irradiation corporelle totale (par exemple, pour la préparation d'une allogreffe d'une leucémie aiguë), la dose va être généralisée à tout le poumon et risque d'entraîner une sclérose pulmonaire importante. Cependant, en général, on n'atteint pas ces doses sclérosantes (au delà de 20 Gy).

La symptomatologie est celle d'un syndrome restrictif par atteinte des pneumocytes de type 2.

Son traitement repose sur la corticothérapie, efficace lorsqu'elle est prescrite en début de maladie.

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