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Dernière modification effectuée
le 07/11/2010
Grandes indications de la radiothérapie

Tumeurs cérébrales

Il s'agit d'améliorer le ponostic très sombre de ces tumeurs opérées. On l'utilise :

  • pour les glioblastomes,
  • pour les astrocytomes.

Tumeurs des voies aérodigestives supérieures

La radiothérapie peut être utilisée seule (permettant souvent une conservation des organes) ou en association avec la chirurgie (soit en pré-opératoire, soit le plus souvent en post-opératoire à la fois sur la tumeur primitive et sur les territoires ganglionnaires. Citons :

  • tumeurs de l'amygdale
  • tumeurs du larynx : chimiothérapie + radiothérapie (intérêt de la préservation laryngée) ou sinon en post-opératoire
  • tumeurs de l'hypopharynx : chirurgie + radiothérapie

Tumeurs bronchiques

Dans les tumeurs bronchiques, la radiothérapie ne permet pas la guérison à elle toute seule, sauf rares exceptions. Elle est principalement utilisée
  • Pour les tumeurs non opérées, souvent en association avec une chimiothérapie
  • Pour les formes opérées en complément sur les zones chirurgicales limites

Tumeurs de l'oesophage

Les résultats de la radiothérapie utilisée seule ou mieux avec une chimiothérapie concomitante sont identiques à ceux obtenus avec la chirurgie, sans les risques et inconvénients post-opératoires fréquents. La survie reste modeste.

Tumeurs du sein

  • Après tumorectomie : la radiothérapie sur le volume tumoral initial est indispensable pour diminuer de façon drastique le risque de récidive locale,
  • Après mastectomie : lorsque les limites sont tangentes
  • La radiothérapie du creux axillaire ne semble pas réunir l'unanimité des auteurs : certains irradiant systématiquement, même en cas de N-, d'autres uniquement en cas de N+. Certaines études montreraient une efficacité douteuse d'une telle irradiation avec cependant une augmentation de la toxicité (étude récente de l'Institut Curie).
  • La radiothérapie de la chaine mammaire interne est nécessaire pour certains auteurs quand la tumeur s'étend principalement dans les quadrants internes ou qu'il y a des ganglions mammaires internes augmentés de volume. Pour d'autres la chimiothérapie serait plus utile.

Tumeurs du pancréas

Résultats assez médiocres malgré une chimiothérapie associée (il est difficile de délivrer une dose tumoricide à cet organe profond entouré d'organes critiques, et par ailleurs la tumeur est rarement localisée.

Tumeurs du col utérin

Différentes associations thérapeutiques sont efficaces, et aucune n'a fait la preuve réelle de sa supériorité :

  • chirurgie seule,
  • chirurgie précédée ou suivie d'une curiethérapie (cf. plus loin),
  • radiothérapie externe (notamment dans les formes avancées),
  • radiothérapie externe avec chimiothérapie concomitante ( et parfois curiethérapie de cloture).

Tumeurs de l'endomètre

  • Chirurgie première la plus fréquente
  • curiethérapie vaginale post-opératoire ou radiothérapie post-opératoire si extension locale importante.

Tumeurs de la prostate

  • Chirurgie avec radiothérapie si les marges sont atteintes,
  • Radiothérapie exclusive (résultats sensiblement identiques à la chirurgie),
  • Curiethérapie (cf. plus loin) exclusive ou en association avec une radiothérapie,
  • Hormonothérapie associée dans les formes localement avancées

Tumeurs de la vessie

  • Le traitement de base reste la chirurgie, mais
  • la radiothérapie est efficace dans les formes encore localisées à la vessie,
  • utilisée seule ou en association avec une chimiothérapie

Tumeurs du rectum

  • On a prouvé l'efficacité de la radiothérapie pré-opératoire dans les formes avancées pour éviter les récidives locales,
  • Utilisation post-opératoire en cas de limites tangentes.

Tumeurs du testicule

  • Uniquement les séminomes : traitement des aires ganglionnaires.
  • La chimiothérapie particulièrement active a supplanté la radiothérapie dans les formes non séminomateuses, et pour certains dans les séminomes.

Sarcomes des parties molles

  • En complément de la chirurgie, la radiothérapie peut souvent être utilisée à fortes doses (jusqu'à 65 Gy) et obtenir une stérilisation locale.
  • Le contrôle local est indispensable pour des chances de survie importantes.

Lymphomes

  • Maladie de Hodgkin
  • Lymphomes non hodgkiniens
  • En association avec la chimiothérapie selon des protocoles variés.

Tumeurs cutanées

  • La chirurgie est très souvent employée,
  • cependant, la radiothérapie notamment avec des faisceaux de 200 kV permet des stérilisations très importantes avec un très effet esthétique.
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