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Dernière modification effectuée
le 29/12/2016
Aspects techniques

Le choix de la dose

Il est fonction du volume et du siège de la tumeur, de l'histologie, des organes critiques de voisinage (oeil, moelle épinière, reins, grêle, ...), de l'intention palliative ou curative.

A titre d'exemple, en traitement curateur :

  • Tumeur ORL en place : 70 Gy en 35 séances et 7 semaines,
  • Tumeur pulmonaire : 60 Gy en 24 séances et 6 semaines,

  • Tumeur prostatique : 65-72 Gy en 35 à 40 séances de 6 à 8 semaines,
  • Lymphome, maladie de Hodgkin : 35 à 40 Gy en 20 séances et 4 semaines,
  • Séminome : 25 à 30 Gy en 15 séances et 3 semaines.

Le choix du fractionnement

Il dépend essentiellement de l'intention thérapeutique.

  • Irradiation classique, à raison de 5 séances de 2 Gy par semaine dans le cas des traitements à visée curative ;
  • Irradiation concentrée : dose par séance plus élevée, fractionnement plus faible, pour les radiothérapies palliatives ;
  • Irradiation flash : notamment pour les radiothérapies à visée symptomatique, par exemple prescription d'une seule séance de 8 Gy - technique anglaise - ou encore de 2 séances de 6.5 Gy à 48 heures d'intervalle - technique longtemps utilisée au Centre François Baclesse (ces deux modalités délivrent l'équivalent classique de 30 Gy en 15 séances sur 3 semaines, mais apportent un soulagement beaucoup plus rapide au malade).
  • Irradiation hyperfractionnée (une séance de 1 Gy matin et soir, 5 jours voire 7 jours par semaine) pour améliorer la tolérance des tissus sains, notamment en pathologie cérébrale ou O.R.L. ;
  • Irradiation séquentielle ou en "split course" (deux séries à rythme classique séparées par une période de repos), notamment pour les traitements palliatifs, qui aurait l'avantage d'une meilleure tolérance (notamment dans les cancers de l'œsophage), mais peut-être une moins bonne efficacité (d'où l'utilisation seulement en pallliatif).

Le choix du rayonnement et le choix des faisceaux

(nombre / dimensions/orientation)

Ils dépendent de la profondeur de la tumeur à traiter et de la morphologie du patient. Les contours du patient sont obtenus par réalisation d'une coupe scanner en position de traitement, à l'aide d'un simulateur ou à partir de clichés orthogonaux.

  • Des caches focalisés personnalisés seront confectionnés pour protéger les tissus sains, et notamment les organes critiques (moelle, rein, ...) ; et la réalisation de masques thermoformés assurera l'immobilisation optimale lors des irradiations ORL ou cérébrales.
  • Des tatouages permettront le repérage à la peau des champs d'irradiation.
  • Le service de physique vérifiera lors de l'étude dosimétrique que la distribution de la dose est optimale dans le volume cible et que la dose dans les tissus sains et les organes critiques reste la plus faible possible (trois exemples : cancer de l'œsophage, cancer de la prostate, cancer du sein).

Le radiothérapeute vérifiera la position des champs sur le malade ("mise en place sous l'appareil"), et sur les clichés de contrôle lors de la première séance (gammagraphies). Le système d'imagerie portal permet, sur les appareils les plus récents, un contrôle permanent de la position du traitement.

La détermination du volume cible, le choix du rayonnement et des faisceaux représentent ce que l'on appelle la mise en traitement ; il s'agit d'une étape technique qui nécessite une consultation longue pour le malade en position de traitement (simulation) et un délai de quelques jours entre la consultation et la première séance d'irradiation.

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