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Dernière modification effectuée
le 07/11/2010

Schématiquement, on distinguera :

La radiothérapie curative

But : stériliser définitivement toutes les cellules cancéreuses contenues dans le volume irradié, afin d'obtenir la guérison du cancer.

Condition nécessaire : absence de lésions à distance. Dans ce cas, les traitements sont souvent longs puisqu'il est nécessaire d'atteindre une dose totale élevée, et les techniques de mise en traitement et d'irradiation les plus précises possibles.

La radiothérapie consitue une arme majeure pour traiter le cancer. On soulignera ici quelques indications où elle est particulièrement efficace et permet de remplacer un acte chirurgical mutilant.

Pour être curatif, il convient que la dose de contrôle tumoral soit inférieure à la dose de tolérance des organes critiques.Ces doses sont définies avec une précision proche de 5 % à 10 %, de plus elles varient d'un individu à l'autre, pratiquement selon une courbe de Gauss.La marge de manœuvre entre le succès et l'échec est étroite, ce qui nécessite une technique rigoureuse : on oscille entre le risque d'une récidive locale et pour quelques Grays supplémentaires le risque de nécrose.

En général, les tumeurs végétantes sont plus radiosensibles que les tumeurs infiltrantes, ce qu'on explique par l'effet oxygène.

Le tableau suivant, emprunté au Pr Jean-Pierre Gérard, montre la sensibilité différente des tumeurs.

Tumeur histologique :
Dose moyenne
pour 90 % de stérilisation
Leucémie
15 - 25 Gy
Séminome
25 - 35 Gy
Dysgerminome
25 - 35 Gy
Tumeur de Wilms
25 - 40 Gy
Maladie de Hodgkin
30 - 45 Gy
Lymphome non hodgkinien
35 - 55 Gy
Carcinome épidermoïde
55 - 75 Gy
Adénocarcinome
55 - 80 Gy
Carcinome urothélial
60 - 75 Gy
Sarcome conjonctif
60 - 90 Gy
Gliome cérébral
60 - 80 Gy
Mélanome
70 - 85 Gy

Le second tableau, également emprunté au même auteur, montre l'importance du volume tumoral pour les cancers malpighiens, pour obtenir la stérilisation.

Volume tumoral Dose nécessaire
Maladie infraclinique 45 - 60 Gy
Tumeur < 2 cm de diamètre 60 - 64 Gy
Tumeur > 2 cm - < 4 cm 65 - 70 Gy
Tumeur > 4 cm 75 - 85 Gy

On voit que plus le volume augmente plus, plus il faut augmenter la dose. Or généralement, au -delà de 65 - 70 Gy : la dose de tolérance du tissu cutanéo-conjonctif est généralement dépassée (sauf sur un très petit champ d'irradiation).

Pour être efficace, la radiothérapie doit pouvoir irradier toute la tumeur (et notamment les prolongements microscopiques dans le tissu sain environnant).

La radiothérapie palliative

But : freiner l'évolution de cancers trop évolués localement ou métastatiques dont on sait par conséquent que l'on ne pourra les guérir.

Le traitement doit être court et peu agressif, comme par exemple l'irradiation de type "split-course", permettant au malade de récupérer entre les 2 séries d'irradiation.

La radiothérapie symptomatique

But : soulager un symptôme majeur.

  • Sur la douleur, notamment des métastases osseuses, l'effet est souvent rapide, apparaissant dès les premières séances après parfois une recrudescence transitoire des symptômes liée à l'inflammation et à l'oedème radio-induits. On estime que les trois quarts des malades sont soulagés partiellement ou totalement à l'issue immédiate du traitement ou quelquefois 10 à 15 jours plus tard ;
  • Dans le cas d'un syndrome hémorragique,
  • En cas de signes de compression médullaire ou radiculaire : la compression médullaire représente une urgence en radiothérapie ; le traitement a d'autant plus de chances d'être pleinement efficace qu'il est débuté dès l'apparition des premiers signes (après confirmation par IRM). Il garde une efficacité, bien que moindre, tant que persiste un certain degré de sensibilité des membres inférieurs. Cette radiothérapie se doit d'être brève, à raison le plus souvent de quelques séances.
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