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Dernière modification effectuée
le 19/11/2011

Ils émettent des électrons ou des photons et utilisent des mécanismes de productions proches des tubes de rayons X.

Par ordre croissant d'énergie émise, on distingue les appareils de contacthérapie, les Cobalt, les accélérateurs linéaires. On sait que l'absorption en profondeur est proportionnelle à l'énergie du rayonnement émis.

La constitution générale des appareils répond à des critères de disponibilité vis à vis des différents traitements.

Les appareils de contacthérapie

Ce sont des tubes à RX .

Ils délivrent des Rx de faible énergie et sont employés pour traiter les lésions cutanées, du fait de leur faible pénétration dans les tissus. Il est possible de protéger la peau adjacente pour un effet esthétique correct par des feuilles de plomb de faible épaisseur.

Leur action de contact est aussi mise à profit pour traiter les cancers superficiels du rectum.

La source de Cobalt

Sa technologie est particulièrement simple. La source constituée de petits grains logés dans un cylindre métallique est située dans la tête plombée de l'appareil, cette source reste masquée en dehors des séances de traitement. La tête est montée sur un bras dont la rotation peut atteindre 360°. (cf. photo jointe)

Le faisceau émis par la source lorsque celle-ci est en position de traitement peut être collimaté à volonté, permettant une irradiation adaptée à chaque malade. En outre, on peut utiliser des caches de dimension variable, adaptés à la morphologie du malade.

L'appareil est isolé dans un blockhaus ; lors des séances, le malade communique avec le manipulateur par un interphone et une caméra permet de garder le contact visuel avec le patient., dont il est impératif de surveiller l'immobilité.

Le 60Cobalt émet un rayonnement γ de 1,25 MeV ; le maximum de la dose est situé à 0,5 cm sous la peau. Il est surtout utilisé pour les irradiations ORL (nécessité d'irradier des ganglions ou territoires ganglionnaires assez superficiels).

En fait, son utilisation va devenir plus rare, du fait notamment des progrès des accélérateurs et des techniques dites de 'multi-lames'.

Les accélérateurs linéaires

Ils sont constitués d'un canon à électrons et d'un électro-aimant dont l'onde électromagnétique accélère les électrons dans un tube où règne le vide, appelé section accélératrice. L'énergie des électrons est fonction de la longueur de la section accélératrice (cf. schéma).

L'interposition d'une cible en tungstène génère des photons X.

L'aspect extérieur des accélérateurs est assez proche quelle que soit la marque (cf. photo). Les accélérateurs modernes comprennent également une possibilité d'effectuer des contrôles d'imagerie portale.

En clinique, sont utilisés des photons de 4 à 25 MeV, dont la pénétration est plus grande que celle des photons du Co60 et ou que celle des électrons de 8 à 30 MeV.

Leur courbe de rendement est intéressante par la possibilité d'irradier en profondeur.

Avec un accélérateur 18 MeV, on peut irradier jusqu'à 15 cm sans trop irradier les tissus sains situés sur le trajet du faisceau. Pour une zone située à 15 cm, 70% de la dose arrive à la tumeur. En divisant par 4 faisceaux, on obtient seulement un peu plus de 50% de la dose souhaitée lors des premiers centimètres traversés.

Plus ils sont puissants, plus les accélérateurs permettent d'amener le maximum de la dose à un niveau profond (cf. courbes sur feuille annexe). Cependant, le tissu traversé reçoit toujours une petite dose, d'où les techniques d'optimisation décrites plus loin.

On rappelle que le parcours des électrons est fini, ne dépendant que de leur énergie initiale, d'où leur grand intérêt pour irradier les tumeurs en épargnant des organes critiques plus profonds (moelle +++).

On voit, sur ce schéma, la perte très rapide de pénétration des électrons au niveau des tissus sous-jacents. Mais les tissus sus-jacents prennent une dose pleine.
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