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Dernière modification effectuée
le 30 June 2011
La chirurgie d'évaluation

Pour un certain nombre de tumeurs, la chirurgie a constitué un temps important pour l'évaluation de la réponse à la chimiothérapie.

L'exemple le plus typique est la seconde laparotomie ('second look laparotomy') dans les cancers de l'ovaire. Cette intervention était pratiquée systématiquement pour évaluer la réponse à la chimiothérapie et permettre d'interrompre le traitement. En fait, il a été démontré que cette intervention ne modifiait en rien la survie des malades (probablement parce que les traitements dits de rattrapage ne modifiaient guère l'histoire de la maladie). Les secondes laparotomies ne sont guère plus utilisées que dans le cadre d'essais thérapeutiques.

Une variante en a été définie pour les cancers de l'ovaire dont la première intervention n'avait pas été complète. Une nouvelle intervention est proposée après 3 mois de chimiothérapie en espérant que l'on pourra alors faire une chirurgie complète suivie secondairement d'une reprise de la chimiothérapie.

Les curages après chimiothérapie constituent un autre exemple. Ils sont réalisés dans certaines tumeurs pour vérifier l'absence de résidus tumoraux vivants.

Ainsi, dans les cancers testiculaires ayant des adénopathies lombo-aortiques majeures, et pour lesquels persistent des lésions ganglionnaires au scanner après les 4 cures de chimiothérapie, le curage ganglionnaire permet de préciser l'état des ganglions :

  • soit simple fibrose et nécrose,
  • soit transformation bénigne d'un dysembryome malin sous forme de tératome bénin,
  • soit persistance de tumeur dysembryomateuse.

Dans la première situation, toute la tumeur est 'morte' : le traitement est terminé. Dans la deuxième situation, a priori la rémission est obtenue, mais le curage permet d'éviter le risque de récidive locale que l'on observe parfois après un tératome malin. Dans la troisième, le malade n'est pas guéri : il faut poursuivre la chimiothérapie.

De façon plus récente, on a tendance à pratiquer un Pet-Scan avant l'intervention chirurgicale. Dans les deux premières situations, il n'y a pas de tissu vivant actif et donc aucune fixation au FDG, à la différence de la troisième situation. On pourrait ainsi éviter une chirurgie inutile avec son risque de morbidité (anéjaculation).

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