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| Chirurgie des cancers |
La chirurgie limitée | |
Souvent, la mutilation n'aboutit pas à la guérison, car la maladie cancéreuse a dépassé les possibilités thérapeutiques offertes par la seule chirurgie.
A l'inverse, des études randomisées ont montré qu'une chirurgie moins radicale aboutissait à des résultats identiques en matière de survie.
L'acte chirurgical reste, dans plus de 80% des cas, le temps thérapeutique majeur.
Ainsi, dans le cancer du sein, la présence de ganglions envahis au niveau de l'aisselle traduit une tendance à la diffusion métastatique des cellules cancéreuses. L'ablation complète des relais ganglionnaires n'a pas d'intérêt thérapeutique : les ganglions atteints sont avant tout le reflet d'un risque de dissémination métastatique. En outre, une dissection complète des relais ganglionnaires et des vaisseaux lymphatiques augmente le risque de 'gros bras' post-chirurgicaux.
Des études randomisées ont montré que la tumorectomie mammaire (ablation de la tumeur avec une petite limite de sécurité), lorsqu'elle était suivie d'une irradiation complémentaire, avait la même efficacité qu'une mastectomie totale. Le facteur pronostique majeur est constitué par l'état des ganglions satellites. L'importance de l'exérèse tumorale n'entraîne pas de différence en terme de contrôle local, ni en terme de métastases.
En cas d'atteinte ganglionnaire dans le cancer du sein, ou en cas de tumeur peu différenciée, c'est la chimiothérapie ou l'hormonothérapie adjuvante qui feront la différence. L'importance de l'acte local est secondaire dans ces cas.
| Référence |
Nombre de malades |
Protocoles |
Suivi |
Récidives locales |
Survie sans rechute |
Survie globale |
| Blicherttoft
(1995) |
429 430 |
Mastectomie Tumorectomie + RT |
6 ans | 6 % 5 % |
66 % 70 % |
82% 79% |
| Van
Dongen (1992) |
424 455 |
Mastectomie Tumorectomie + RT |
6 ans | 9 % 15 % |
- - |
73 % 71 % |
| Fischer (1995) |
589 628 634 |
Mastectomie Tumorectomie + RT Tumorectomie |
12 ans | - 11 % 37 % |
50 % 49 % 47 % |
60 % 62 % 58 % |
Un certain nombre d'actes chirurgicaux très importants ont été réduits avec le progrès des thérapeutiques adjuvantes.
Ainsi, dans les cancers du testicule avec adénopathies lombo-aortiques réserve-t-on généralement l'exérèse ganglionnaire aux seuls ganglions persistant après chimiothérapie.
Une autre façon de traiter de façon localisée les cancers par une méthode 'pseudo-chirurgicale' est l'utilisation des ultra-sons focalisés (HIFU)
Par la forte intensité apportée dans des endroits très précis, on aboutit à un effet de nécrose thermique.
Un exemple intéressant est le traitement par HIFU du cancer localisé de la prostate.