La cœlioscopie s'est considérablement transformée, tout au moins pour certaies indications, par l'apparition de robots, permettant de reproduire, en grande partie, la liberté de mouvements de la main du chirurgien, tout en gardant l'avantage de la laparososcopie (petite cicatrice, récupération plus rapide du transit, perte de sang limitée). Cet effet est du à la présence d'articulations à l'extrémité des instruments.
Nous empruntons à l'article de F. Marchal et al. certains aspects de la description de cet appareillage.
En pratique, à l'heure actuelle, seul le robot Da Vinci™ a reçu l'autorisation de la FDA et du ministère de la santé.
Il est composé de trois composants majeurs.
La console est équipée d'un système vidéo en trois dimensions avec deux poignées permettant la manipulation à distance des bras du robot (certaines interventions ont même été réalisées en télémanipulation entre New York et Strasbourg). Des pédales permettent la gestion des mouvements de la caméra, le réglage de la netteté et la commande de la coagulation. Le chirurgien est assis, immergé dans le champ opératoire, avec une vision 3D.
Console du Robot Da Vinci™ : on remarque la position du chirurgien, regardant dans l'optique 3D, les bras transmettant les mouvements avec les 'adhésifs' le long des doigts permettant les mouvements de dissection des instruments, et les pédales pour l'optique et la coagulation (Cliché du à l'amabilité du Dr Piéchaud - IRCAD) Le chariot mobile, porteur du robot, se glisse sous la table d'opération. Il comporte 3 ou 4 bras permettant le déplacement des instruments dans tous les plans de l'espace (instruments et caméras).
Le chariot mobile que l'on va glisser sous la table opératoire, avec trois bras porteurs d'instruments et un bras porteur de l'optique (Image Intuitive Surgical).
Les bras porteurs d'instruments sont protégés par des gaines en plastique stérile. Les instruments pénètrent dans l'abdomen, selon des positions variables suivant l'intervention chirurgicale. Remarquer les aides opératoires, surveillant l'intervention sur l'écrant de contrôle. (Cliché du à l'amabilité du Dr Piéchaud - IRCAD) Ce chariot comporte aussi une colonne vidéo, avec la source lumineuse, les deux caméras montées sur un des bras et un écran de contrôle pour les aides opératoires.
Mise en place du trocart pour l'insertion de l'optique en région ombilicale.(Cliché du à l'amabilité du Dr Piéchaud - IRCAD) Les principaux avantages su système sont l'accroissement des degrés de liberté des instruments, la vision 3D, la possibilité d'une démultiplication des gestes (suppression du tremblement), le contrôle des mouvements de l'optique et un grand confort pour le chirurgien.
Images des extrémités des trocards servant à la chirurgie laparoscopique. Ces extrémités permettent une grande mobilité pour le chirurgien. On comprend aussi leurs fragilité.(Image empruntée au site très documenté du Pr Tibet Erdogru). En outre, l'enseignement de la manipulation est rapide, notamment pour les chirurgiens ayant une pratique de la cœlioscopie, avec une courbe d'apprentissage plus pentue et la possibilité de réaliser - hors situation opératoire - un certain nombre de gestes nécessaires à l'intervention chirurgicale (d'où la création d'une école spécifique de laparoscopie robotique : IRCAD : Institut de Recherche contre les Cancers de l'Appareil Digestif et d'un site particulièrement intéressant, d'accès libre pour les membres de profession médicale : Websurg).
Il s'agit, cependant, d'une technique coûteuse, non prise en charge en totalité par la Sécurité Sociale, même pour les affections cancérologiques. L'investissement est important (autour d'un million d'Euros), la maintenance du robot est coûteuse (aux alentours de 10.000 € annuels), chaque instrument est fragile (cf. la taille et la nécessité de les stériliser avant chaque intervention), ne pouvant servir qu'une dizaine de fois, au maximum, et coûteux (plus de 1.000 € par instrument).





