Technique du ganglion sentinelle

Le traitement par ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU) dans le cancer localisé de la prostate est une technique innovante qui utilise la production d'ultra-sons convergents.

Principe du traitement

Le transducteur piézoélectrique produit des faisceaux d’ultrasons convergents de haute intensité par salves. La destruction tissulaire dans la zone cible est due à trois phénomènes : nécrose de coagulation, phénomène de cavitation et élévation thermique.

Principales indications

La plupart des sociétés savantes urologiques ne recommandent pas cette technique pour la pratique quotidienne des sujets en bonne santé. Elles la recommandent plutôt chez les sujets âgés ne pouvant supporter une prostatectomie radicale.

Elle pourrait aussi trouver une indication dans les rechutes après radiothérapie. Le taux de contrôle local serait de l'ordre de 84% avec une survie à 5 ans très favorable (74%) chez les malades de bas risque, favorable (49%) chez les malades à risque intermédiaire et pauvre (14%) chez les malades ayant une tumeur indifférenciée (métastases à distance méconnues). Le taux de complication initialement important (23% d'incontinence) a nécessité la mise en place de paramètres de traitement particuliers pour cette indication. (Murat et coll)

Résultats thérapeutiques

Dans une revue récente reprenant près de 7.000 malades traités par cette technique, des auteurs canadiens montrent un effet important de destruction tumorale immédiate (avec des biopsies négatives dans 35% à 95% des cas). La survie à 5 ans varie de 55% à 95% et dépend probablement des indications retenues. Dans des cas bien sélectionnés (cancer localisé à la prostate), la survie approche celle des autres traitements locaux.

Un certain nombre de patients (âgés) sont traités par hormonothérapie adjuvante simultanée. Une résection transurétrale est fréquemment pratiquée pour réduire le risque de rétention urinaire, diminuer le temps de maintien du cathéter urétral et le taux de retraitement.

Complications

Les complications les plus fréquentes sont l'impuissance (44% des cas), l'infection urinaire (7.5% des cas), le rétrécissement urétral (12% des cas), la sténose urétrale, l'incontinence urinaire (8% des cas), la rétention, les douleurs périnéales chroniques (4% des cas) et les fistules urétro-rectales (1% des cas).

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