Technique du ganglion sentinelle

Le lymphœdème du bras constitue une des infirmités séquellaires de la chirurgie mammaire les plus invalidantes. Survenant très constamment autrefois, lorsque les curages axillaires étaient réputés thérapeutiques, ils sont devenus moins fréquents (environ 7% des cas) avec les techniques plus conservatrices du tissu intersticiel péri-ganglionnaire.

Une des conséquences thérapeutiques de la survenue de ce lymphœdème a été la mise en place de la technique du ganglion sentinelle, qui devrait éviter complétement la survenue de cette complication très invalidante, tout au moins pour les malades n'ayant pas de ganglions atteints.

La pratique d'une radiothérapie axillaire (consécutive à la découverte de ganglions positifs) et dont l'efficacité thérapeutique est souvent remise en question, constitue aussi un facteur aggravant pour la survenue de lymphœdème.

Le lymphœdème intéresse en général tout le bras, allant jusqu'à la main et la rendant parfois monstrueuse.

Il se complique assez fréquemment d'infection cutanée (soit à l'occasion d'un traumatisme local minime soit sans raison apparente) sous forme notamment d'un érysipèle streptococcique, nécessitant une antibiothérapie adaptée.

Le traitement fait appel aux draînages lymphatiques, que ceux-ci soient manuels ou mécaniques, avec dans l'entre temps le port d'un manchon, dont la tolérance est en général assez médiocre.

Le seul traitement efficace du lymphœdème est sa prévention.

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