Classification de D'Amico

A.V. D'Amico et al a proposé une classification simple de la gravité d'évolution du cancer de la prostate, basée sur le toucher rectal, la valeur du dosage de PSA pré-opératoire et le stade de Gleason. Cette classification a été basée sur les résultats après prostatectomie.

La simplificité de cette classification des tumeurs locales la fait utiliser aussi pour les malades traités par radiothérapie ou curiethérapie.

Cette classification simple distingue :

      Cancer à faible risque évolutif

      • T1 – T2a et PSA < 10 ng/ml et Gleason < = 6
      • Survie dans récidive biologique supérieure à 90% à 5 ans après prostatectomie

      Cancer à risque intermédiaire

      • T2b ou PSA entre 10 et 20 ng/ml ou Gleason = 7
      • Survie sans récidive biologique vers 70% à 5 ans après prostatectomie

      Cancer à haut risque évolutif

      • T2c – T3 ou PSA > 20 ng/ml ou Gleason >= 8
      • survie sans récidive biologique aux alentours de 50% à 5 ans après prostatectomie.

    Cette classification a été largement validée par différents groupes dans différentes situations.

Validation après prostatectomie

    Ainsi, après prostatectomie radicale, un groupe d'urologues du CHU de Lille (A. Ouzzane et al) confirme l'intérêt de cette classification rétrospectivement sur leurs malades.

Validation en radiothérapie

Une bonne séparation du pronostic peut être faite également après un traitement par radiothérapie ou par curiethérapie. Ainsi, le travail de J.E. Sylvester et al montre l'intérêt de cette classification à la fois pour la curiethérapie par grains d'iode exclusive (schéma du haut) ou en cas d'association avec la radiothérapie (schéma du bas).

 

Cette classification est utilisée pour tous les essais cliniques.

Les patients ayant un risque important sont, maintenant, le plus souvent traités par radiothérapie avec une association d'hormonothérapie de durée variable, mais le plus souvent supérieure à 6 mois, voire de 3 ans (hormonothérapie adjuvante).

Parmi les patients de bas risque, certains vont pouvoir n'être traité que par une surveillance thérapeutique étroite.

Les grades intermédiaires font l'objet de nombreuses études, à la fois pour essayer de mieux distinguer les cas ayant un risque d'évolution important (recherche de nouveaux facteurs de risque) et aussi de nouvelles thérapeutiques (comme par exemple, une hormonothérapie courte encore discutée).