Les schémas suivants sont accessibles :
| Cancer de la prostate T1a, T1b, T1c, T2a, T2b, T2c, T3a, T3b, T4 |
Atteinte T
| Classification | Description |
| TX | On ne peut décrire la tumeur primitive |
| T0 | Pas de tumeur primitive apparente |
| T1 T1a T1b T1c |
Découverte fortuite d'une tumeur non palpable
et non visible par l'imagerie : |
| T2 T2a T2b T2c |
Tumeur confinée à la prostate Tumeur n'intéressant que moins de la moitié d'un lobe Tumeur intéressant plus de la moitié d'un lobe Tumeur intéressant les deux lobes |
| T3 T3a T3b |
Tumeur dépassant la capsule prostatique Atteinte extra-capsulaire (unilatérale ou bilatérale) Atteinte d'une ou des vésicule(s) séminale(s) |
| T4 T4 |
Tumeur fixée envahissant les structures voisines Atteinte du col vésical, le sphincter externe ou le rectum ou envahissement des muscles élévateurs ou de la paroi pelvienne |
Atteinte N
| Classification | Description |
| NX | On ne peut décrire l'état ganglionnaire |
| N0 | Pas d'adénopathies régionales |
| N1 | Présence d'adénopathies régionales |
La classification histologique : classification de Gleason
A cette classification selon le TNM, on ajoute la classification de Gleason qui étudie le grade histologique de façon plus complexe que d'habitude
En effet, comme beaucoup d'autres tumeurs, les tumeurs prostatiques sont hétérogènes dans leur différenciation, alliant des zones très différenciées à des zones peu différenciées. Ces dernières sont les plus dangereuses, puisqu'on sait qu'elles sont moins hormono-dépendantes et qu'elles ont plus tendance à métastase. Gleason fait une addition de sa classification initiale (de I à V) :
- De la composante la plus indifférenciée de la tumeur
- De la composante la plus représentée (qui peut être la même que la plus indifférenciée).
On parle ainsi de Gleason (3+1) ou de Gleason (4 + 2), etc.
Une classification synthétique : la classification de D'Amico
Cette classification de D'Amico permet d'intégrer les facteurs cliniques simples (classification T), les facteurs biologiques (taux de PSA) et la classification histologique de Gleason.
Elle permet de regrouper les malades ayant un cancer localisé en :
Maladie de bas risque (survie à 5ans sans récidive biologique après traitement supérieure à 90%)
Maladie de risque intermédiaire (survie à 5 ans sans récidive biologique après traitement supérieure à 70%)
Maladie de haut risque (survie à 5 ans sans récidive biologique après traitement de l'ordre de 45%).
On peut bien sûr en déduire des attitudes thérapeutiques.
Résultats thérapeutiques
La classification en T et en N a une influence importante sur la survie des
| Survie | |||
| à 5 ans | à 10 ans | à 15 ans | |
| T1 | 85% | 65% | 40% |
| T2 | 83% | 55% | 35% |
| T3 | 68% | 38% | 20% |
| T4 | < 20% | < 5% | - |
Ces chiffres sont intéressants à connaître par rapport à l'âge des sujets :
- à 65 ans, la moitié des hommes vivront encore 16 ans,
- à 80 ans, la moitié des hommes vivront encore 7 ans.
On se devra donc de traiter les sujets compte tenu de leur âge et de leur stade. Les sujets très âgés avec un petit T1 pourront être observés et traités à l'occasion de signes cliniques majeurs, les sujets jeunes (65 ans) avec un stade plus avancé devront être traités car le cancer impactera considérablement leur durée de vie.
Parmi les autres facteurs pronostiques, il faut accorder une grande importance :
- au grade histologique selon Gleason
- au taux de PSA
Abaques de Partin
Partin a tracé des abaques permettant de connaître la chance que le cancer reste strictement localisé à la prostate, selon le T, le taux de PSA et le grade histologique de Gleason. On voit que plus le taux de PSA est élevé et plus le stade Gleason est élevé (degré d'indifférenciation) plus la tumeur a des chances d'avoir dépassé les limites strictes de la prostate, et de ce fait plus le pronostic est réservé.
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| Dans ce graphique, le stade T2c correspond à T2b, et T2b correspond à un T2a bilatéral (classification ancienne), le T2a correspond à un T2a unilatéral. |
Cette connaissance est tout à fait fondamentale pour poser l'indication thérapeutique. Une tumeur prostatique qui dépasse la capsule est inopérable, car les limites ne seront pas saines. Eventuellement, on peut la traiter par radiothérapie exclusive (sous une forme ou une autre). Cependant, dès ce stade, et a fortiori quand existent des métastases, le traitement va être hormonal sous forme de déprivration androgènique (castration chirurgicale ou chimique, utilisation d'anti-androgènes).
Un autre site est le site de l'AFU : Association Française d'Urologie.
Un troisième site est constitué par le site du réseau lorrain Oncolor qui décrit les classifications du cancer de la prostate ainsi que les arbres décisionnels qui en découlent.
Un site très intéressant pour l'aspect macroscopique et microscopique des pièces de prostatectomie est Webpath de l'Université de Floride.

