On utilise le plus souvent la classification de la Fédération Internationale de Gynécologie Obstétrique, qui permet des comparaisons entre séries hospitalières depuis près de 40 ans.
Il est possible de se faire une idée des classifications grâce aux schémas suivants :
Le tableau suivant donne la classification de la FIGO (Fédération Internationale de Gynécologie Obstétrique).
Pour permettre un examen dans de bonnes conditions, la FIGO recommande dès que besoin de faire un examen gynécologique sous anesthésie générale.
De même, pour juger de l'atteinte ganglionnaire, elle recommandait une lymphographie pédieuse maintenant remplacée par un scanner abdomino-pelvien. Celui-ci permet, en outre, de juger d'une éventuelle dilatation urétérale en rapport avec une compression au niveau du paramètre (ce qui était auparavant évalué par une urographie intra-veineuse).
Classification T
| TNM |
FIGO |
Description |
| Tx |
Tumeur primitive non évaluable | |
| T0 |
Pas de lésion du col | |
| Tis |
St 0 |
Cancer in situ |
T1
|
St I
|
Tumeur limitée au col de l'utérus
Tumeur visible
|
| T2 |
St II |
Tumeur dépassant le col
Atteinte du paramètre mais non la paroi pelvienne. |
| T3 |
St III |
Tumeur atteignant le pelvis, le 1/3 inf.
du vagin ou entraînant une hydronéphrose Atteinte du paramètre jusqu'à la paroi ou hydronéphrose |
| T4 | St IVa | Envahissement vessie, rectum ou au-delà du pelvis |
| M1 |
St IVb |
Métastase à distance. |
Classification N
| N | Description |
| NX | On ne peut décrire l'état des ganglions régionaux |
| N0 | Pas d'atteinte ganglionnaire régionale |
| N1 | Adénopathies régionales métastatiques |
Résultats thérapeutiques observés
Ces résultats sont issus de la dernière publication de la FIGO datant de 5 ans.
Ils portent sur 32.052 malades traitées dans le monde entier. (Annual report on the results of treatment in gynecological cancer. Twenty-first volume. Statements of results obtained in patients treated in 1982 to 1986, inclusive 3 and 5-year survival up to 1990. Int J Gynaecol Obstet. 1991 Sep;36 Suppl:1-315)
| % des malades concernées | Stade | Survie à 5 ans |
| 38% | T1 | 82% |
| 32% | T2 | 62% |
| 26% | T3 | 37% |
| 4% | T4 | 12% |
On voit que dès le T2 le pronostic de cette tumeur, dont on ne devrait plus voir de formes invasives en raison des possibilités du dépistage, est relativement mauvais.
Le tableau suivant indique l'importance de l'atteinte ganglionnaire pour le pronostic.
| Stade | Survie à 5 ans |
| T1a | 99 % |
| T1b, N0 | 90 % |
| T1b, N1 | 60 % |
| T2b, N0 | 85 % |
| T2b, N1 | 49 % |
Sur le site du National Cancer Institute publiant les résultats (SEER), on peut retrouver le schéma suivant concernant la survie des cancers du col aux Etats-Unis traités de 1998 à 2001. Ce qui est intéressant, c'est le nombre de cas traités (15.579 cas) et la longueur du recul (environ 10 ans). On voit que dès le stade 2 (lésion visible dépassant le col), le pronostic à 10 ans est moyen (60% de survie)
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| Le NCI utilise la méthodologie de la survie relative, c'est-à-dire qu'elle compare la survie des malades à la survie d'une population standard non malade. Ainsi, on peut connaître avec exactitude l'influsence péjorative du cancer sur la survie des patientes. |
Un autre site intéressant est constitué par le site du réseau lorrain Oncolor qui décrit la classification du cancer du col de l'utérus ainsi que les arbres décisionnels qui en découlent.
Un site très intéressant pour l'anatomo-pathologie du col utérin est celui de Webpath de l'Université de Floride.

