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Dernière modification effectuée
le 18 November 2010
Classification anatomo-pathologique
La classification anatomo-pathologique est un élément essentiel pour la classification des tumeurs. Quelques exemples :

Poumons

Ainsi, une tumeur pulmonaire à petites cellules n'a pas du tout le même pronostic que les autres formes histologiques des cancers du poumon, notamment les cancers épidermoïdes. Leur pronostic spontané est catastrophique (quelques mois de survie). Mais, leur sensibilité à la chimiothérapie est bien plus marquée. A l'inverse, les adénocarcinomes pulmonaires ont souvent une localisation plus périphérique et une évolutivité moindre que les cancers épidermoïdes.

Ainsi, on ne parlera pas de cancers du poumon mais de cancers du poumon à petites cellules et de cancers du poumon 'non à petites cellules'.

Thyroïde

On peut distinguer au moins deux formes très différentes de cancers de la thyroïde : les cancers papillaires (plus ou moins bien différenciés), dont l'évolution est assez lente et qui sont, pendant très longtemps, même dans les formes métastatiques, sensibles à une irradiation par curiethérapie métabolique), les cancers médullaires de la thyroïde, caractéristique par leur secrétion de calcitonine et dont l'évolution est actuellement peu influencée par la thérapeutique.

Lorsqu'on parle habituellement des cancers thyroïdiens, on parle des adénocarcinomes papillaires : mélanger d'autres formes histologiques (notamment pour la publication des résultats thérapeutiques) n'a aucun sens clinique.

Testicule

Les tumeurs testiculaires sont d'évolution spontanée assez similaire quelle que soit l'histologie, mais les séminomes sont très sensibles à la radiothérapie (et éventuellement à la chimiothérapie), alors que les tumeurs non séminomateuses sont peu sensibles à l'irradiation (il faudrait administrer des doses trop importantes (donc trop toxiques) pour les réduire, et par contre très sensibles à la chimiothérapie. Certaines formes histologiques parmi ces tumeurs (notamment les formes avec fort contingent chorio-carcinomateux) sont d'évolution plus rapide et de sensibilité différente à la chimiothérapie. On a déjà signalé l'importance des marqueurs pour la classification.

Lymphomes

Les lymphomes nécessitent une étude anatomo-pathologique très détaillée pour permettre une bonne classification : lymphomes de type maladie de Hodgkin (dont on distingue plusieurs types histologiques) et lymphomes dits non hodgkiniens avec des classifications variées cherchant à 'coller' à l'évolution clinique spontanée. L'apparition de la biologie moléculaire moderne et de l'immunohistochimie a bouleversé ces classifications.

Sein

A l'intérieur d'un même type histologique, on observe des degrés variés de différenciation tissulaire permettant des classifications diverses suivant la localisation.

Ainsi, pour le cancer du sein, la classification de Scarff, Bloom et Richardson permet de distinguer des formes peu différenciées, qui, même pour une tumeur très limitée et enlevée en totalité, vont pousser les cancérologues à préconiser une chimiothérapie adjuvante systématique, devant le risque important de récidive rapide.

Prostate

Il en est de même pour les cancers de la prostate. Il existe, en général, une grande hétérogéneité dans la différenciation tissulaire au sein de la tumeur.

Gleason a proposé un grading qui additionne la partie la plus fréquemment rencontrée et la partie la moins fréquemment rencontrée. Ainsi, une classification Gleason (II + IV) signifie que l'on trouve majoritairement une différenciation de type II et de façon plus minoritaire (mais importante) de type IV. On peut ainsi parler de grade (VI + II) ou (I=I) de Gleason. La somme de ces deux données constitue un élément pronostique important et va modifier la thérapeutique.

Références

Un référence sur Internet très intéressante pour les personnes concernées par l'anatomie pathologique : le polycopié d'enseignement en Anatomie Pathologique de la faculté X. BICHAT de Paris, en relation avec 4 hôpitaux de l'Assistance Publique (Beaujon, Bichat - Claude Bernard, Louis Mourier et Robert Debré).

On pourra consulter notamment les chapitres sur :

          • les généralités sur les tumeurs,
          • les phases locales et générales du cancer,
          • la phase initiale du cancer,
          • les tumeurs malpighiennes,
          • les tumeurs glandulaires,
          • les tumeurs conjonctives,
          • les tumeurs embryonnaires.
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