BareCote
Lien RSS

Contact

Ce site respecte les principes de la charte HONcode
en collaboration avec la HAS
(loi 2004-810 du 13/8/2004)

Dernière modification effectuée
le 25 August 2017

Pourquoi classer les tumeurs cancéreuses ?

La classification des tumeurs a plusieurs buts :

      • prévoir le pronostic,
      • adapter la thérapeutique à la situation clinique,
      • comparer les résultats thérapeutiques entre groupes de malades relativement homogènes,
      • permettre des études thérapeutiques nécessaires pour la mise en évidence un progrès thérapeutique.

Elle va donc permettre de définir des groupes thérapeutiques pour lesquels un protocole thérapeutique, prenant en compte toutes les possibilités thérapeutiques, sera établi.

Il est indispensable de faire une classification tumorale avant tout traitement pour permettre

      • de ne pas proposer un traitement inutile (par exemple : intervention mutilante alors que le malade présente déjà des métastases),
      • de proposer le traitement le plus adapté (par exemple : traitement à visée générale alors qu'un traitement à visée locale est plus adapté).

Eléments pris en compte pour la classification des tumeurs

Très vite, les médecins ayant échangé leurs données sur les résultats thérapeutiques ont ressenti la nécessité de baser leur classification commune sur des données objectives et surtout faciles à comprendre et mettre en pratique par tous les intervenants.

La plupart des classifications ont une base initiale clinique. Cependant parfois, d'autres éléments seront pris en considération.

Les éléments déterminants sont :

      • l'importance de l'envahissement local,
      • l'importance de l'envahissement à distance,
      • le type histologique et éventuellement des grades spécifiques à ce type de cancer,
      • éventuellement des marqueurs tumoraux divers,
      • (à l'avenir, les différents marqueurs gèniques - recherche d'anomalies génétiques)
      • l'état général du malade.

Méthodologie générale

De nombreuses réunions d'experts se sont mises en place depuis des années.

Peu après la seconde guerre mondiale, le Pr. Pierre DENOIX (Directeur de l'Institut Gustave ROUSSY de Villejuif), lors des différents congrès de l'Union Internationale Contre le Cancer (UICC) a proposé une classification dite TNM, qui regroupe l'atteinte locale (ou T), ganglionnaire (ou N) et métastatique (ou M).

Au fur et à mesure de l'étude des résultats des traitements des cancers selon ces classifications, des améliorations de ces classifications ont été mises en place, notamment compte tenu de la meilleure connaissance des facteurs de pronostic. A intervalles réguliers, au vu des résultats cliniques, de nouvelles modifications sont proposées.

On comprend ainsi l'importance de la surveillance clinique régulière, seule capable de nous donner l'information sur la valeur des classifications, la connaissance des facteurs pronostiques, l'intérêt de telle ou telle amélioration thérapeutique, la survenue des complications tardives, qui peuvent modifier le pronostic final.

Les différents Centres Régionaux de Lutte contre le Cancer participent à la collecte des résultats des malades traités dans les Centres, sous forme de l'Enquête Permanente Cancer. Ils s'associent aussi à la collecte de résultats au niveau international, comme par exemple la Fédération Internationale de Gynécologie et d'Obstétrique (FIGO), qui regroupe tous les 2-3 ans les résultats de centaines de services cliniques dans le monde.

Le protocole thérapeutique

L'étude rétrospective permet ainsi d'ajuster la thérapeutique, et de définir, selon la classification, des arbres de décision, dont chaque carrefour, chaque étape sont motivés par les résultats et complications observés. Cette définition de protocole nécessite à la fois :

      • une mise à jour continuelle de ses connaissances de la littérature scientifique,
      • une grande précision dans la méthodologie de rédaction du protocole,
      • une rigueur constante dans l'application quotidienne des protocoles définis,
      • une participation aussi fréquente que possible aux études thérapeutiques (essais),
      • une régularité bien organisée dans le suivi post thérapeutique,
      • une exhaustivité volontariste et permanente dans la collecte et la présentation des résultats.

On verra plus loin que la confrontation des résultats et des expériences de cliniciens et de scientifiques de différentes spécialités, ce qu'on appelle la pluridisciplinarité constitue le fondement même de la définition de protocoles thérapeutiques efficaces.

Les pages suivantes vont détailler :

Le bilan d'extension,

La classification anatomopathologique,

Les principaux systèmes de classification,

Quelques classifications avec leur signification pronostique,

Classification de l'état général.

Chapitres du site Oncoprof

Compteur français