BareCote
Lien RSS

Contact

Ce site respecte les principes de la charte HONcode
en collaboration avec la HAS
(loi 2004-810 du 13/8/2004)

Dernière modification effectuée
le 19 October 2010
Prédiction de la rechute

L'étude prolongée des taux de Ca 125 permet de prédire la rechute des cancers de l'ovaire, 6 mois à un an avant l'apparition des signes cliniques.

Evolution du cancer de l'ovaire avec dosages du Ca 125

Histoire clinique classique d’une malade atteinte d’un cancer de l’ovaire. Après la chirurgie initiale et la première chimiothérapie, une rémission clinique apparente complète est obtenue. La surveillance régulière des Ca 125 montre des variations inexpliquées, jusqu’au moment de l’augmentation régulière du marqueur qui signe la récidive. La patiente est traitée au moment de l’apparition des signes cliniques, mais la chimiothérapie ne permet qu’une rémission de courte durée.

Les difficultés psychologiques engendrées par les variations non significatives du Ca 125 peuvent pousser à une attitude de non - dosage systématique.

Evolution du cancer de l'ovaire sans dosage du Ca 125
Même histoire clinique. La patiente est traitée au moment de l’apparition des signes cliniques, mais la chimiothérapie ne permet qu’une rémission de courte durée. Elle n'apprend la rechute qu'au moment de l'évolution clinique.

On constatera que sur la première courbe, si on traitait plus vite la malade, (dès l'augmentation des Ca 125 à 18 mois), on obtiendrait un retour à la normale des marqueurs sans aucune signification clinique.

Ainsi, l'utilité de la prédiction de la rechute  est  discutable, dans la mesure, où en 2002, nous ne disposons pas de traitement de seconde ligne pouvant amener une guérison, tout au plus une rémission.

Une étude randomisée de suivi

Pour savoir si le dosage des Ca125 présente un intérêt, une très grosse étude à l'échelle européenne a été mise en place.

Le dosage est effectué tous les 3 mois, mais ni la malade, ni le médecin ne sont informés du résultat. Du 'Data Center' de Bruxelles, vient l'ordre, une fois sur deux, de traiter la malade sur l'élévation des marqueurs. Dans l'autre cas, comme malade et médecin sont 'aveugles', on attend l'apparition des signes cliniques pour traiter.

L'inclusion de nombreuses malades (plus de 1000) dans cette étude, qui demande beaucoup d'explications pour obtenir un consentement réellement éclairé, permettra, espérons-le, de savoir si les dépenses de marqueurs biologiques sont justifiées dans la surveillance de ce type de cancer.

Les premiers résultats 'officieux' ont été présentés aux grands congrès ASCO de 2009 : il ne semble pas y avoir de différences de survie selon que la surveillance soit intense ou non. Les dosages ne semblent qu'augmener l'inquiétude de la patiente.

Ce raisonnement ne tiendrait pas si nous disposions d'un traitement vraiment efficace en seconde ligne pour le cancer de l'ovaire.

Compteur français