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Dernière modification effectuée
le 31 January 2010
Compte rendu anatomo-pathologique

La connaissance précise du type histologique est capitale pour le traitement et le pronostic des tumeurs cancérologiques.

Les qualités du compte rendu histologique

Le compte rendu doit décrire avec précision les pièces prélevées et reçues (avec éventuellement les artéfacts observés telle que l'ouverture des pièces par le chirurgien), les possibilités d'orienter avec précision la pièce opératoire, le nombre de ganglions reçus.

Il décrit ensuite avec précision, en incluant si-besoin les colorations spéciales et les études immuno-histochimiques, le type histologique, le degré de différenciation.

Il doit préciser les limites de l'exérèse chirurgicale (sans complaisance vis à vis du chirurgien, car des traitements de rattrapage doivent être institués si besoin), la distance entre la tumeur et les limites du prélèvement, le nombre et la localisation des ganglions atteints.

La valeur légale du compte rendu histologique

Il s'agit d'une pièce constitutive du dossier médical dont l'importance est très grande pour la suite du traitement.

Le chirurgien pratiquera éventuellement une mastectomie ou une amputation sur l'affirmation du pathologiste lors de l'examen extemporané : il convient donc que le pathologiste soit prudent dans ses affirmations pour que le chirurgien puisse lui faire entière confiance.

Le compte rendu définitif implique parfois des détails très importants modifiant la conduite thérapeutique. Ainsi le grade histologique du sein est capital pour déterminer savoir s'il faut ou non pratiquer une chimiothérapie adjuvante.

Ainsi, l'étude histologique d'une tumeur testiculaire permet de dire qu'une tumeur est radio-sensible (séminome) ou au contraire peu radio-sensible mais chimio-sensible (tumeurs 'non séminomateuses'). Un seul élément atypique dans un séminome doit faire changer la thérapeutique complémentaire.

La coopération entre pathologistes et la relecture des lames

Aussi, il est assez fréquent de demander une révision des lames pour une relecture et la réalisation de colorations particulières. Certaines tumeurs sont de classification difficile et nécessitent une expertise particulière.

Il n'y a pas de honte de la part d'un pathologiste de demander confirmation par un confrère plus spécialisé : c'est l'intérêt du malade qui l'exige. Une bonne confraternité entre pathologistes permet une relecture courante des lames.

En outre, certaines techniques de biologie moléculaire nécessitent la transmission de matériel histologique pour le biologiste. L'anatomopathologiste choisit la zone tumorale qui lui paraît la plus significative pour rechercher une mutation (par exemple, la mutation de Ras dans les tumeurs coliques) au niveau de la tumeur (et non au niveau du tissu de soutien).

La rédaction de fiches analytiques

Le Professeur Jean Jacques VOIGT, président de la Société Française de Pathologie (SFP) a été missionné en 2005 par l'INCa, pour l'élaboration de comptes rendus-fiches standardisés (CRFS) en pathologie cancérologique.

L'objectif à terme est l'adoption et l'appropriation des CRFS par les pathologistes comme document unique et national pour une localisation de cancer donnée. Ils seront informatisés et remplaceront à terme le compte rendu « classique ».

L'élaboration de ces documents s'est effectuée de manière pluridisciplinaire, par la mise en place de groupes de travail associant pathologistes et cliniciens. Ces derniers ont identifié les items indispensables aux différentes spécialités, et nécessaires à la prise de décision en RCP. Ces items sont surlignés en jaune dans les documents.

Les CRFS ont ensuite été soumis à une validation des boards par pathologie mis en place par l'INCa. Ils pourront faire l'objet d'une actualisation en fonction des innovations techniques ou thérapeutiques, et des évolutions de bonnes pratiques à venir.

Deux exemples de ces fichiers :

La lecture du compte rendu histologique

C'est le devoir du clinicien de connaître le type histologique exact de la tumeur avant d'entamer un traitement.

De ce fait, le pathologiste doit faire partie intégrale de l'équipe pluridisciplinaire lors de la discussion du traitement de façon à ce que l'interprétation par les cliniciens soit bien conforme à ce qu'il a exprimé (ou voulu exprimer).

Si besoin, le pathologiste proposera de lui-même des examens complémentaires sur les lames histologiques ou en biologie moléculaire.

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