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Diagnostic
des cancers
Le compte-rendu anatomo-pathologique

La connaissance précise du type histologique est capitale pour le traitement et le pronostic des tumeurs cancérologiques.

Les qualités du compte rendu histologique

Le compte rendu doit décrire avec précision les pièces prélevées et reçues (avec éventuellement les artéfacts observés telle que l'ouverture des pièces par le chirurgien), les possibilités d'orienter avec précision la pièce opératoire, le nombre de ganglions reçus.

Il décrit ensuite avec précision, en incluant si-besoin les colorations spéciales et les études immuno-histochimiques, le type histologique, le degré de différenciation.

Il doit préciser les limites de l'exérèse chirurgicale (sans complaisance vis à vis du chirurgien, car des traitements de rattrapage doivent être institués si besoin), la distance entre la tumeur et les limites du prélèvement, le nombre et la localisation des ganglions atteints.

La valeur légale du compte rendu histologique

Il s'agit d'une pièce constitutive du dossier médical dont l'importance est très grande pour la suite du traitement.

Le chirurgien pratiquera éventuellement une mastectomie ou une amputation sur l'affirmation du pathologiste lors de l'examen extemporané : il convient donc que le pathologiste soit prudent dans ses affirmations pour que le chirurgien puisse lui faire entière confiance.

Le compte rendu définitif implique parfois des détails très importants modifiant la conduite thérapeutique. Ainsi le grade histologique du sein est capital pour déterminer savoir s'il faut ou non pratiquer une chimiothérapie adjuvante.

Ainsi, l'étude histologique d'une tumeur testiculaire permet de dire qu'une tumeur est radio-sensible (séminome) ou au contraire peu radio-sensible mais chimio-sensible (tumeurs 'non séminomateuses'). Un seul élément atypique dans un séminome doit faire changer la thérapeutique complémentaire.

La coopération entre pathologistes et la relecture des lames

Aussi, il est assez fréquent de demander une révision des lames pour une relecture et la réalisation de colorations particulières. Certaines tumeurs sont de classification difficile et nécessitent une expertise particulière.

Il n'y a pas de honte de la part d'un pathologiste de demander confirmation par un confrère plus spécialisé : c'est l'intérêt du malade qui l'exige. Une bonne confraternité entre pathologistes permet une relecture courante des lames.

La lecture du compte rendu histologique

C'est le devoir du clinicien de connaître le type histologique exact de la tumeur avant d'entamer un traitement.

De ce fait, le pathologiste doit faire partie intégrale de l'équipe pluridisciplinaire lors de la discussion du traitement de façon à ce que l'interprétation par les cliniciens soit bien conforme à ce qu'il a exprimé (ou voulu exprimer).

Si besoin, le pathologiste proposera de lui-même des examens complémentaires sur les lames histologiques ou en biologie moléculaire.

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