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| Diagnostic des cancers |
Signes révélateurs | |
La présence d'une tumeur en elle-même constitue un symptôme révélateur soit directement soit par les troubles qu'elle provoque. Comme le cancer envahit le tissu voisin, la masse est irrégulière et souvent dure au palper.
On peut citer comme exemples
- 'boule' dans le sein,
- tumeur cérébrale et dème cérébral consécutif (syndrome d'hypertension intra crânienne marqué essentiellement par les céphalées et les vomissements, les crises d'épilepsie),
- dysphagie (blocage momentané du transit sophagien) par la tumeur sophagienne,
- compression urétérale et/ou urétrale par la tumeur prostatique,
- syndrome de petite vessie (mictions très nombreuses et réduites) provoquée par une volumineuse tumeur vésicale ,
- troubles digestifs variés par compression du grêle ou du colon par une tumeur colique ou ovarienne,
- gros testicule non douloureux typique d'un cancer.
La tumeur cancéreuse envahit l'organe atteint localement, en perturbe rapidement l'aspect et les fonctions,
- phénomène de la peau d'orange lorsque le cancer du sein envahit la peau,
- dysphonie par atteinte des cordes vocales par un cancer du larynx,
- troubles de la déglutition des cancers sophagiens et ORL,
- dyspepsie des tumeurs gastriques,
- constipation des tumeurs coliques.
Le cancer envahit le tissu environnant provoquant
- dème de compression (gros bras des tumeurs mammaires, phlébite des tumeurs pelviennes, ascite des tumeurs ovariennes, syndrome cave supérieur dans les tumeurs médiastinales),
- dyspnée et atélectasie des cancers du poumon, ou des métastases pulmonaires,
- lymphangites carcinomateuses du poumon réduisant l'amplitude des mouvements respiratoires utiles,
- douleurs par atteinte des nerfs périphériques (otalgie des tumeurs du sinus piriforme, sciatiques des tumeurs osseuses ou pelviennes, etc.)
- tumeur de l'ombilic au cours des tumeurs ovariennes (syndrome de sister Mary)
La nécessité d'un système de vascularisation pour nourrir la tumeur et la fragilité du système capillaire ainsi constitué explique la fréquence des hémorragies :
- hémoptysie de la tumeur bronchique,
- hématémèse et méléna de la tumeur gastrique,
- hématurie des tumeurs vésicales, rénales, urétrales ou prostatiques,
- hémospermie des tumeurs prostatiques,
- rectorragies des tumeurs rectales,
- métrorragies du cancer du col (avec son caractère particulier provoqué par les rapports sexuels),
- ménorragies et métrorragies des cancers du corps utérin
- ascite hémorragique des tumeurs ovariennes (ou des tumeurs digestives),
- pleurésie hémorragique des métastases pleurales
Toute hémorragie mérite exploration, même en présence d'un traitement anticoagulant.
C'est la conséquence de la mauvaise vascularisation tumorale. Elle se complique fréquemment de
- difficultés de cicatrisation,
- de surinfection,
- de mauvaises odeurs très caractéristiques (tumeurs ORL, tumeurs génitales),
- fistules spontanées ou après traitement,
- nodules de perméation.
La découverte du cancer par sa métastase survient dans 15% des cas environ.
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