Il est possible de faire deux types de scintigraphie pulmonaire : une scintigraphie de perfusion et une scintigraphie de ventilation.
La première consiste à injecter des particules radioactives biodégradables de quelques dizaines de microns de diamètre. Elles vont être momentanément arrêtées par des pré-capillaires pulmonaires (environ 1 sur 10.000) : les zones mal on non perfusées n'apparaîtront pas ou peu radioactives. Il n'y a aucun risque pour le patient parce que les particules vont ensuite se dégrader.
L'intérêt majeur est le diagnostic de l'embolie pulmonaire : certes d'autres pathologies (le plus souvent déjà connues comme une insuffisance respiratoire) peuvent entraîner des altérations de la perfusion pulmonaire, mais une scintigraphie normale élimine le diagnostic d'embolie pulmonaire
Si on couple la scinitgraphie de perfusion à une scintigraphie de ventilation, la puissance diagnostique est augmentée, puisqu'une portion embolisée est bien ventilée, mais non perfusée.
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Scintigraphie pulmonaire de perfusion montrant de
nombreuses zones pulmonaires amputées, signant des embolies pulmonaires
multiples. |
Elles permettent d'analyser séparément la ventilation des deux lobes pulmonaires et sont particulièrement utiles lorsqu'elles sont couplées à des explorations fonctionnelles respiratoires classiques. En effet, en pré-opératoire, on peut calculer quelle va être la diminution de ventilation apportée par une résection d'un segment ou d'un lobe voire d'un poumon. Un consommateur important de tabac présente, en effet, souvent une bronchopathie obstructive et restrictive importante associée au cancer, limitant les possibilités chirurgicales parce que le chirurgien ne pourra pas laisser suffisamment de parenchyme pulmonaire pour permettre des échanges gazeux suffisants au niveau du poumon restant après l'intervention.
| Scintigraphie de ventilation pulmonaire
: on peut étudier les trois phases successives de chaque mouvement
respiratoire : [A] inhalation, [B] phase de stabilisation, [C] expiration.
On notre un tracé normal en [1], un tracé de syndrome
restrictif en [2] avec une expiration prolongée (dépassant
le temps normal), et un tracé restrictif en [3], la quantité
d'air (Xénon radioactif) inspiré et expiré étant
très faible. Chaque zone pulmonaire peut être étudiée
séparément et on peut ainsi calculer les capacités
respiratoires potentielles du sujet avant l'intervention.
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