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Dernière modification effectuée
le 1 January 1970

Comme tout examen complémentaire, le Pet Scan peut souffrir de faux positifs ou de faux négatifs. Surtout d'autres pathologies peuvent survenir qui, du fait de l'activation métabolique observée, peuvent entraîner des hyperfixations importantes.

Faux positifs

Les faux positifs correspondent à des hyperfixations d'autre origine qu'une origine tumorale. Il ne s'agit pas d'une erreur de la méthode, mais d'une mauvaise interprétation du clinicien. (à comparer avec le fait que du sang dans les selles ne signifie pas tumeur recto-colique).

  • hyperfixations musculaires, (notamment au niveau du cou),
  • hyperfixations laryngées, gastriques (pylore), digestives (colon et caecum),
  • stase urinaire urétérale, diverticules vésicaux,
  • fixation thymique,
  • follicules ovariens,
  • processus bénins hypermétaboliques (infections fongiques, tuberculose, sarcoïdose...),
  • processus inflammatoires ou dégénératifs, articulaires et chondro-costaux,
  • processus inflammatoires post-thérapeutiques (séquelles de radiothérapie récente, cicatrice chirurgicale récente)

Autres pages sur le Pet-Scan

Quelques erreurs peuvent être dues à des problèmes techniques.

  • artéfacts de "bords" , effet de "volume partiel", artéfacts d'atténuation,
  • site d'injection et ganglions lymphatiques proximaux au site d'injection

Comme pour tout examen complémentaire, le PetScan doit s'intégrer dans une discussion pluridisciplinaire entre le spécialiste de l'image et le clinicien.

Autres pathologies fixant le 18FDG

Un certain nombre de pathologies vont naturellement fixer le 18FDG puisqu'une activation métabolique les caractérise.

Infections :

L'utilisation du 18FDG semble moins fiable que l'utilisation des leucocytes marqués au 99Tc-'HMPAO (hexamethylpropylene-amine oxime) ou au 111In -tropolonate, dans le diagnostic des fièvres d'origine inconnue. L'absence de foyers métaboliques élimine de façon presque certaine un abcès profond.(cf. présentation de J.N. Talbot et coll, parue en 2009)

De la même façon le Pet Scan au 18FDG ne semble pas le meilleur examen pour le diagnostic d'une ostéomyélite aiguë, par contre il a une valeur très intéressante pour le diagnostic des ostéomyélites chroniques.

En cas de spondylodiscite, on observe une très forte positivité dans plus de 90% des cas. Cette positivité a un impact fort sur la thérapeutique, notamment pour permettre ou non l'arrêt de l'antibiothérapie.

Une autre indication important semble être l'infection du pied diabétique, pour distinguer entre la présence d'une ostéomyélite et un syndrome neuro-arthropathique diffus.

Le diagnostic d'infection sur prothèse de hanche ou de genou n'est pas toujours facile au Pet-Scan. En effet, l'inflammation péri-prosthétique peut rester persistante des mois voire des années après la pose de la prothèse et entraîner une hyperfixation du 18FDG.

Il en est de même après une greffe infectieuse vasculaire.

Le Sida peut entraîner des adénopathies inflammatoires qui vont fixer le 18FDG.

Enfin, signalons la possibilité de détection de site veineux infecté en cas de fièvre continue, sans aucun signe d'appel.

(cf. article récent d'Andor W. J. M. Glaudemans et al).

Syndromes infectieux et inflammatoires

On retrouve plusieurs pathologies pouvant être concomitantes du cancer.

Tuberculose survenant sur un poumon présentant quelques signes de pneumopathie radique (cancer du sein), ou associée à un cancer du poumon,

Aspergillose sur un cancer du poumon, apparemment en rémission,

Vascularite diffuse, artérite giganto-cellulaire, maladie de Takayashu,

Panartérite noueuse,

Sarcoïdose, montrant une hyperfixation ganglionnaire et hilaire,

Maladie de Crohn,

Cicatrices inflammatoires.

Il s'agit là de pièges qu'il convient d'éviter dans l'interprétation des images.

Faux négatifs

Les faux négatifs correspondent à des examens où le processus malin n'a pu être individualisé par l'examen isotopique ; le plus souvent, il s'agit de raisons techniques.

  • soit que la taille de lésion soit en-dessous du seuil de détection (en général, on considère la taille minimale pour détecter la tumeur de l'ordre 7 à 12 mm, sauf si l'hyperfixation est très importante),
  • soit que la tumeur soit peu avide pour le sucre : tumeur nécrotique, peu vascularisée, à croissance lente ou sidérée par un traitement récent,
  • soit que la tumeur ait un métabolisme glucidique particulier (hépatocarcinome),
  • soit que la tumeur soit 'noyée' dans des zones hyperfixiantes spontanément (tumeur de vessie),
  • soit qu'un déséquilibre majeur de la glycémie du patient vienne perturber la captation du glucose par la tumeur : on laisse le malade à jeun pour qu'il capte mieux le marqueur (le glucose) ; à l'inverse, une hyperglycémie diminue l'absorption de sucre par la tumeur.
  • soit que le patient ne soit pas resté au repos (prise du glucose par les muscles) faussant le contraste entre la tumeur et le reste du corps.