Il n'existe pas d'examen complémentaire sans faux positifs ni faux négatifs.
Les faux positifs correspondent à des hyperfixations d'autre origine qu'une origine tumorale. Il ne s'agit pas d'une erreur de la méthode, mais d'une mauvaise interprétation du clinicien. (à comparer avec le fait que du sang dans les selles ne signifie pas tumeur recto-colique).
- hyperfixations musculaires, (notamment au niveau du cou),
- hyperfixations laryngées, gastriques (pylore), digestives (colon et caecum),
- stase urinaire urétérale, diverticules vésicaux,
- fixation thymique,
- follicules ovariens,
- processus bénins hypermétaboliques (infections fongiques, tuberculose, sarcoïdose...),
- processus inflammatoires ou dégénératifs, articulaires et chondro-costaux,
- processus inflammatoires post-thérapeutiques (séquelles de radiothérapie récente, cicatrice chirurgicale récente)
Quelques erreurs peuvent être dues à des problèmes techniques.
- artéfacts de "bords" , effet de "volume partiel", artéfacts d'atténuation,
- site d'injection et ganglions lymphatiques proximaux au site d'injection
Comme pour tout examen complémentaire, le PetScan doit s'intégrer dans une discussion pluridisciplinaire entre le spécialiste de l'image et le clinicien.
Les faux négatifs correspondent à des examens où le processus malin n'a pu être individualisé par l'examen isotopique.
- soit que la taille de lésion est en-dessous du seuil de détection ( 7 à 12 mm),
- soit que la tumeur soit peu avide pour le sucre : tumeur nécrotique, peu vascularisée, à croissance lente ou sidérée par un traitement récent,
- soit que la tumeur ait un métabolisme glucidique particulier (hépato-carcinome),
- soit que la tumeur soit 'noyée' dans des zones hyperfixiantes spontanément (tumeur de vessie),
- soit qu'un déséquilibre majeur de la glycémie du patient vienne perturber la captation du glucose par la tumeur.