Caractérisation d'une masse

Lorsqu'une masse est de situation profonde, il peut être intéressant de connaître à l'avance quelle est sa signification (différenciation entre tumeur maligne et tumeur bénigne). Il s'agit d'un examen complémentaire supplémentaire éventuellement utile, mais non indispensable.

Ainsi, le PetScan paraît intéressant dans les nodules isolés du poumon, les tumeurs pancréatiques, voire certaines tumeurs mammaires.

Cependant, il est impossible (sauf circonstances tout à fait exceptionnelles dues à un état général déplorable du malade) de se passer de l'histologie avant de commencer un traitement quelconque. Comme tout examen, le PetScan n'a pas une spécificité absolue. D'autre part, les techniques de radiologie interventionnelle ont considérablement progressé permettant des prélèvements indispensables pour obtenir les précisions anatomopathologiques indispensables à un traitement rigoureux (notamment en cas de tumeurs isolées).

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Identification des sites primitifs

Il s'agit de situations pour lesquelles on a découvert une néoplasie d'origine inconnue, notamment après ganglions métastatiques isolés.

Dans la mesure où nous possédons un traitement efficace (même s'il n'est que palliatif), la connaissance du primitif est intéressante et le PetScan permet souvent de retrouver un primitif.

Diagnostic de l'extension loco régionale

Le PetScan permet la détection de ganglions métastatiques non soupçonnés lors de l'imagerie traditionnelle. Couplé avec le scanner traditionnel, cette recherche est encore plus intéressante.

Ainsi, nous pouvons envisager de faire le diagnostic des ganglions satellites en cas de cancer du sein (l'image ici est, en fait, réalisée avec une scintigraphie classique au Technetium SPEC-CT, c'est-à-dire combinant une caméra de scintigraphie et un scanner radiologique.

Elle peut ainsi modifier radicalement la stratégie thérapeutique.

Cependant, deux arguments doivent modérer l'enthousiasme des cliniciens vis à vis de cet examen :

Diagnostic des métastases à distance

Il s'agit, en gros, des mêmes indications diagnostiques que pour l'extension loco-régionale.

Les mêmes avantages (simplicité d'examen) et les mêmes inconvénients (être sûr de la spécificité) sont observés.

En outre, on ne sait pas avec exactitude si la découverte d'une métastase occulte à distance contrindique formellement le geste thérapeutique local (efficace), si c'est une indication à une métastasectomie simultanée, ou si c'est une indication à l'abstention thérapeutique ou à un traitement général (chimiothérapie, hormonothérapie) d'efficacité souvent moindre que les traitements locaux.

Là encore, cet examen particulièrement sensible pose de nouvelles questions de stratégie thérapeutique particulièrement intéressantes, qui devront amener à des études thérapeutiques randomisées rigoureuses.

Diagnostic de rechute

Le PetScan permet de mettre en évidence les tissus tumoraux au sein d'une cicatrice, de les distinguer des tissus nécrotiques. On peut ainsi corriger les imperfections de l'imagerie traditionnelle.

Cet examen paraît particulièrement intéressant lorsque existent des signes cliniques de récidive, lorsque l'imagerie traditionnelle est en échec et lorsqu'un traitement local (ou général) a des chances de réussite (chirurgie de rattrapage, radiothérapie, chimiothérapie efficace, hormonothérapie).

Lorsque n'existe qu'une augmentation isolée d'un marqueur tumoral plus ou moins spécifique, sans aucun signe clinique, il n'a jamais été démontré qu'un traitement quelconque (hormis un traitement localisé comme une métastasectomie unique) améliore la survie des patients. Hormis ces cas où un traitement local simple a une chance d'être efficace, le PetScan n'a, pour l'instant, pas plus d'intérêt que la surveillance des marqueurs elle-même.

On peut cependant penser qu'une chirurgie est inutile lorsqu'on découvre des métastases multiples.

Des études randomisées scientifiquement bien établies doivent venir prouver l'utilité d'une telle surveillance et de la réalisation d'un tel examen.