L'examen de PetScan comporte une injection de FDG environ une heure avant la prise des images. Un repos strict, sans parler, permet au traceur de se fixer sur les zones d'intérêt (cf. plus bas le problème des muscles). Au retrait de la perfusion, le malade vide sa vessie, et un myorelaxant peut être administré en cas de stress.
L'acquisition des images se fait comme pour un scanner par 6 à 8 passages dans le tunnel du PetScan. Selon les besoins de l'examen, la durée d'acquisition (immobilisation du patient) varie entre 45 minutes et un peu moins de deux heures.
Afin d'améliorer la localisation des images, l'examen isotopique est souvent couplé à un scanner à rayons X (intégré dans les nouvelles machines). Ceci permet de coupler l'image fonctionnelle à l'image anatomique.
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De nombreuses lésions sont maintenant visibles sur le PET-Scan. Dans certains cas, le volume cellulaire tumoral est si faible, qu’aucune anomalie morphologique/anatomique n’est visible. Les machines PET pourraient détecter des tumeurs de très faible taille infra-centimétrique.
La détection de très petites images, si elles augmentent la sensibilité, peut en diminuer la spécificité. Une grande prudence d'interprétation s'impose donc. Certaines maladies peuvent donner des images proches de celles du cancer (silicose pulmonaire par exemple) et une image douteuse doit être vérifiée, si possible, par l'anatomie pathologique.
L'interprétation d'un PetScan repose sur l'intensité de la fixation du traceur par l'organisme, et notamment avec le FDG le métabolisme glucidique. Le sucre étant un substrat énergétique universel,
certaines structures normales sont habituellement visibles :
- Le cerveau ,
- Le myocarde,
- Les muscles striés du squelette (d'où la nécessité du repos du patient avant l'examen et l'importance de la 'décontraction' du malade pendant l'examen, nécessitant parfois l'administration d'un léger sédatif),
- Les reins, les uretères et la vessie
De manière moins intense sont également visibles :
- le foie, la rate
- la moelle osseuse, notamment après chimiothérapie (régénération)
- la thyroïde, la langue, le larynx,
- le tube digestif,
- le point d'injection du traceur.
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Image normale de PetScan |
Du fait de l'absorption des photons gamma de 511 kEv par le tissu adjacent, il convient de corriger cette absorption pour permettre de mieux localiser de toutes petites lésions. Un certain nombre de procédés automatiques permettent cette correction.
L'image obtenue est fonction de la captation du traceur et donc de la consommation du glucose. Des méthodes de calcul complexes permettent de quantifier la quantité de glucose consommée par la tumeur en mg/mn pour 100 g de tumeur.
En général, on utilise le SUV (Standardized Uptake Value) à partir du poids du malade, de la concentration tissulaire en FDG. Une valeur minimale pour être suspecte doit être de 2.5 pour les nodules pulmonaires, de 4.4 pour les masses médiastinales et de 5 pour le diagnostic de récidive.
Le SUV permettrait aussi d'évaluer la réponse au traitement (cf. plus loin)
Il est possible de reconstituer des images en mode axial transverse (comme les coupes de scanner), mais également en mode frontal et saggital. Une modalité intéressante consiste en mode tridimensionnel avec des procédés variés comme le Maximum Intensity Projection.
Des clichés spectaculaires mais également informatifs peuvent être obtenus où l'on voit une rotation du sujet autour d'un axe saggital.