La mammographie est réalisée à l'aide d'un appareil spécialement conçu, le
sénographe comportant une source de rayons X adaptée à la radiologie
des tissus mous et un système de compression du sein.. La patiente se
présente debout et le manipulateur étale la glande sur une plaque porte film
. Puis, il actionne la pédale de compression automatique assurant le mouvement
d'un compresseur en plastic qui vient comprimer modérément mais fermement la
glande à la limite de l'inconfort sans jamais être douloureux. Lorsque l'examen
est réalisé après une explication rassurante, la patiente
ne craint pas la nécessité d'une éventuelle autre mammographie
de dépistage.
Un cliché (image radiologique) est tiré selon les deux projections spatiales
de face, c'est-à-dire que la source de rayons X est située à la perpendiculaire
au-dessus du sein (incidence cranio-caudale), et de trois quart, en oblique
(latérale oblique).
Dans certaines circonstances, des clichés sont également réalisés de profil,
(source située à l'horizontale), pour préciser la situation d'une opacité
retrouvée sur le seul cliché en oblique et non sur l'incidence cranio-caudale,
à la fois dans le sens latéral (externe ou interne) et vertical (supérieur
ou inférieur) pour faire la distinction entre une localisation supéro-interne
et une localisation inféro-externe.
On utilise encore des clichés centrés tangentiels pour confirmer la présence
de calcifications ou un épaississement ou une rétraction de la peau et
des clichés d'agrandissement (avec une compression adaptée) pour examiner
les détails d'un foyer de microcalcifications ou déjouer l'aspect d'une image
construite.
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| Incidence verticale (cranio-caudale) |
Incidence latérale-oblique |
Incidence latérale |
Si besoin est (notamment pour les seins très denses) un examen échographique est pratiqué en balayant latéralement de haut en bas et autour du mamelon, une sonde barrette émettrice-réceptrice (temps réel) au contact de la peau (préalablement enduite d'un gel incolore et qui ne tache pas). Les tissus sous-jacents sont analysés par projection sur l'écran d'une image que l'on peut reproduire sur papier (pour raison médico-légale).
Nous nous sommes inspirés de deux sites très intéressants :
Un site interactif particulièrement bien réalisé, très didactique, réalisé par les étudiants de l'Université Mc Gill, et dont les cas cliniques sont particulièrement intéressants.
Un site à vocation plus scientifique rédigé par le Professeur Claude COLIN de l'Université libre de Liège
La visite de ces deux sites est une source d'enrichissement
Nous les remercions vivement d'avoir accepté de nous permettre de nous servir de leur iconographie.
Les pages suivantes traitent les points suivants :
Anatomie du sein,
Histogénèse des lésions mammaires,
L'interprétation des mammographies,
Les masses,
Les masses régulières (quelques mammographies),
Les masses à limites irrégulières (nombreuses mammographies),
Les masses irrégulières (nombreuses mammographies),
Les calcifications mammaires (la classification de Le Gall),
Les calcifications d'allure bénigne (nombreuses mammographies),
Les calcifications d'allure maligne (nombreuses mammographies),
L'interprétation des clichés mammographiques (la classification ACR),
La ponction des lésions mammaires (nombreuses images de la procédure du mammotome).