La technique PCR (Polymerase chain réaction) est réalisable sur les tissus qu'ils soient congelés ou inclus en paraffine.
Les essais pratiqués sur coupes (PCR in situ) ne sont pas encore concluants.
Le principe est, après extraction, d'amplifier une région d'ADN ou d'ARN ciblé pour la révéler après migration sur gel. Les tissus frais doivent avoir été congelés rapidement après le prélèvement, au mieux dans l'azote liquide. Les fixateurs à base de formaldhéide ou d'alcool sont compatibles avec les études de biologie moléculaire. Le liquide de Bouin contenant de l'acide picrique occasionne des cassures d'ADN et rend, en général impossible ce type d'étude.
| La zone à étudier
est soigneusement reperée sur lame. |
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| Une carotte va être
prélevée sur le bloc en parafinne. |
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| Les fragments inclus
en paraffine sont coupés en copeaux épais (50 µ). |
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| L'extraction d'acides
nucléiques est précédée d'un déparaffinage
au xylène. |
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Pour les deux types de prélèvements, une digestion enzymatique
(protéinase K), une dénaturation par la chaleur est appliquée,
suivie de l'extraction proprement dite (bains de phénol/chloroforme/alcool
isoamylique).
Le principe schématique de l'amplification est rappelé ci-dessous :
| Schéma de la
réalisation d'une PCR |
Les indications en routine diagnostique sont pour le moment restreintes mais vont s'accentuer, surtout lorsque la PCR in situ sera une technique fiable.
Elle est utile pour :
- La recherche de clonalité des lymphomes (B et T) (figure 27)
- La recherche de translocations : bcl2 ( tr14/18), bcl1 (tr11,14) dans les lymphomes
- La recherche de translocation 11/22 dans le sarcome d'Ewing.
| Etude de la clonalité
des lymphomes |