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Dernière modification effectuée
le 17 September 2010
L'effet temps

Effet de délai et évaluation du dépistage

En général, lorsque les patients sont détectés par dépistage, ils survivent plus longtemps que les malades pour lesquels le diagnostic a été établi en raison de l'apparition de symptômes. La figure ci-dessous montre que le temps gagné peut être

      • soit un bénéfice réel pour le malade (cas d'une tumeur à évolution lente pour laquelle le traitement à un stade précoce sera plus facile et entraînera moins de morbidité). Par exemple, dans le cancer du col de l'utérus, un dépistage à un petit stade (in situ) peut faire envisager des traitements locaux ne compromettant pas définitivement les fonctions de reproduction de la patiente.
      • soit simplement une avance au diagnostic sans modification bien nette de la thérapeutique. Par exemple, le traitement d'une leucémie à sa phase pré-leucémique n'est pas très différent de son traitement à la phase leucémique, et comporte toujours une morbidité assez importante.
Effet retard du dépistage

Ce qui permet d'affirmer l'efficacité d'un dépistage est la diminution de la mortalité.

La figure sous-jacente ne montre pas véritablement l'intérêt d'un dépistage plus précoce si la mortalité est identique, entre une population à qui est offerte un dépistage systématique et une population pour laquelle aucun dépistage n'est proposé.

Dépistage inefficace

Ceci peut être du (notamment) :

      • soit à la découverte de formes déjà avancées (quelle que soit la méthode de dépistage)
      • soit au contraire de formes peu évolutives spontanément,
      • soit à la morbidité de l'acte de dépistage (!)
      • soit à la morbidité du traitement (!).

Il n'y a pas d'intérêt pratique à dépister tôt le cancer. (cf. la discussion actuelle sur le dépistage du cancer de la prostate par le PSA : certains pensent qu'on dépiste ainsi des cancers peu évolutifs, et que les traitements entraînent une morbidité non négligeable qui n'était peut-être pas nécessaire pour le patient).

Le dépistage n'a un véritable intérêt que si le survie plus longue s'accompagne également d'une diminution de la mortalité. Ceci répond au schéma classique suivant qui montre que les petits cancers sont plus souvent guéris : en pratique, le nombre de petits cancers dans la série avec dépistage permet une courbe de survie très supérieure à celle observée dans la série non dépistée.

Dépistage efficace

Dans le cas ci-dessus, le dépistage permet de découvrir des tumeurs moins importantes. La survie est améliorée de façon nette à la fois sur la médiane de survie et sur le pourcentage de survivants à 5 ans (ou à 10 ans).

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