| Ch 3 | Page 3 / 9 | |
| Dépistage des cancers |
Effet temps | |
En général, lorsque les patients sont détectés par dépistage, ils survivent plus longtemps que les malades pour lesquels le diagnostic a été établi en raison de l'apparition de symptômes. La figure ci-dessous montre que le temps gagné peut être
![]() |
Ce qui permet d'affirmer l'efficacité d'un dépistage est la diminution de la mortalité.
La figure sous-jacente ne montre pas véritablement l'intérêt d'un dépistage plus précoce si la mortalité est identique, entre une population à qui est offerte un dépistage systématique et une population pour laquelle aucun dépistage n'est proposé.
![]() |
Ceci peut être du (notamment) :
Il n'y a pas d'intérêt pratique à dépister tôt le cancer. (cf. la discussion actuelle sur le dépistage du cancer de la prostate par le PSA : certains pensent qu'on dépiste ainsi des cancers peu évolutifs, et que les traitements entraînent une morbidité non négligeable qui n'était peut-être pas nécessaire pour le patient).
Le dépistage n'a un véritable intérêt que si le survie plus longue s'accompagne également d'une diminution de la mortalité. Ceci répond au schéma classique suivant qui montre que les petits cancers sont plus souvent guéris : en pratique, le nombre de petits cancers dans la série avec dépistage permet une courbe de survie très supérieure à celle observée dans la série non dépistée.
![]() |
Dans le cas ci-dessus, le dépistage permet de découvrir des tumeurs moins importantes. La survie est améliorée de façon nette à la fois sur la médiane de survie et sur le pourcentage de survivants à 5 ans (ou à 10 ans).
| |