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(loi 2004-810 du 13/8/2004)

Dernière modification effectuée
le 25 August 2017

Le but du dépistage du cancer est de détecter des cancers asymptomatiques par l'utilisation de tests ou de méthodes diagnostiques susceptibles d'être proposés à un grand nombre de personnes. Le résultat de ces tests est de séparer les personnes non porteuses du cancer de personnes pouvant potentiellement être atteintes de cancer et pour lesquelles d'autres examens plus approfondis seront nécessaires.

La validité d'un dépistage est démontré par la réduction de la mortalité (et de la morbidité des traitements) chez les patients qui ont été dépistés par rapport aux personnes chez lesquelles le cancer a été trouvé par la symptomatologie classique.

Les cancers candidats au dépistage doivent : 

  • être fréquents et entraîner une mortalité importante,
  • rester pendant longtemps à un stade pré-clinique (sans symptômes),
  • pouvoir être découverts à un stade où la thérapeutique est efficace,
  • pouvoir être découverts par un test ayant une bonne sensibilité, une bonne spécificité, si possible un coût modéré et peu d'inconvénients pour le sujet bien portant pour pouvoir être répété régulièrement.

En pratique, seuls les cancers du sein, du col utérin, de la peau, du colon et du rectum, de la prostate peuvent, actuellement, faire l'objet d'un dépistage, même si il existe encore beaucoup de controverses concernant certaines techniques.

Chaque technique de dépistage doit être évaluée dans ses effets positifs et négatifs.

Les bénéfices incluent :

  • un meilleur pronostic pour les malades ayant un cancer trouvé grâce au dépistage,
  • une diminution de l'importance du traitement en relation avec une moins grande agression de la tumeur,
  • une tranquillité d'esprit pour les sujets ayant un test négatif,
  • la diminution des coûts généraux du traitement,
  • et une diminution de la mortalité en rapport avec le dépistage.

Les aspect négatifs ne doivent pas être négligés : on s'intéresse, en effet, à une population cliniquement saine, sans aucun symptôme. Ces aspects négatifs incluent :

  • l'inconfort des tests de dépistage,
  • les conséquences psychologiques et économiques de faux positifs (examens plus complexes mis en route pour aboutir à un résultat négatif) : description précise de la morbidité (voire de la mortalité) induite à tort,
  • les conséquences plus grandes encore des faux négatifs.

Au total, les inconvénients potentiels doivent être minimes par rapport aux avantages réellement constatés.

Plan du chapitre

Sensibilité et spécificité

Effet temps

Cancers d'intervalle

Cancer du sein

Cancer du col de l'utérus

Cancer du colon et du rectum

Cancer de la prostate

Autres cancers

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