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Dernière modification effectuée
le 1 January 1970
Prédisposition génétique

Certaines formes de cancers ont un contexte génétique évident.

Généralités

Le cancer semble être une suite de modifications de gènes et de leur expression. La connaissance de prédispositions génétiques est intéressante à trois titres.

  1. Les individus prédisposés à développer des cancers constituent une population à haut risque pouvant bénéficier d'efforts de prévention et d'une politique de dépistage systématique très élaborée.
  2. L'existence d'une prédisposition génétique constitue un moyen d'étude des modifications génétiques successives dans le développement du cancer. Les formes familiales sont peu fréquentes ; mais les formes habituelles non familiales ressemblent souvent du point de vue des gènes aux formes familiales. L'étude des formes familiales constitue ainsi une étape importante pour comprendre la forme usuelle.
  3. Dans de nombreux cas, la prédisposition pour le cancer s'accompagne d'anomalies de développement dans d'autres tissus, permettant de mieux comprendre le rôle physiologique des gènes perturbés.

Moins de 1% des cancers sont véritablement héréditaires, et pour 5 à 10% des cancers, il existe des associations familiales faisant soupçonner un rôle génétique important.

Caractéristiques générales des cancers héréditaires

La plupart des cancers héréditaires sont en relation avec une atteinte des gènes suppresseurs (cf. article de revue récente de D. Foulkes).

Une copie anormale de ce gène est héritée d'un des parents de façon germinale. L'autre copie peut être inactivée de façon somatique, au niveau de la cellule cancéreuse, par différents mécanismes retrouvés au cours du cancer : délétion chromosomique, recombinaison, défaut de duplication, perte, translocation, conversion de gène ou défaut de transcription du gène par un mécanisme épigénétique.

Quelques gènes peuvent être atteints de façon germinale avec un phénotype particulier. Mais, souvent, le caractère bi-allélique de l'atteinte est incompatible avec le développement intra-utérin et aboutit à la mort intra-utérine.

Plus récemment, des études (ex: Hunter DJ et al) ont été entreprises testant une association moins fréquente de cancers et des gènes de susceptibilité (études de polymorphisme d'un simple nucléotide par des études de grandes quantités d'ADN). Ces études n'ont pas été très concluantes jusqu'à présent : en particulier, si elles sont intéressantes pour la recherche théorique sur le cancer, elles ne peuvent déboucher sur des mesures de prévention ou des conseils génétiques adaptés à une famille.

Principaux cancers étudiés

        les cancers coliques familiaux,

        les cancers mammaires (et ovariens) familiaux,

        les cancers endocriniens familiaux,

        les formes particulières de certains cancers de l'enfant.

Enfin, nous étudierons la mise en place des conseils génétiques et d'une consultation d'onco-génétique.

On pourra lire avec beaucoup d'intérêt les pages du site de l'Institut National du Cancer sur le sujet, ainsi que des rapports publiés par le même Institut :

sur le syndrome HNPCC,

sur la polypose familiale et les polypes associées à MYH,

sur le cancer gastrique diffus héréditaire,

sur les néoplasies endocriniennes multiples de type 2,

sur le cancer du sein,

sur le cancer de l'ovaire,

sur la polypose associées aux mutations bi-alléliques du gène MUTYH.

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