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Dernière modification effectuée
le 4 September 2011
Infections virales

Rétrovirus

Les rétrovirus sont des petits virus à RNA dont le cycle cellulaire est très particulier avec intégration du génome viral dans le génome animal ou humain.

Après la première identification du virus des sarcomes aviaires par Peyton Rous en 1911 (J. Exp. Med 1911, 13, 392) , de nombreux autres virus ont été identifiés notamment dans les tumeurs expérimentales animales.

La découverte du mécanisme d'intégration du virus grâce à la transcriptase inverse a permis la découverte de gènes transformants ou oncogènes avec une grande similitude entre les gènes viraux et des gènes d'origine humaine appelés proto-oncogènes. Plus de 60 proto-oncogènes ont été mis en évidence. Une description plus détaillée de l'intégration du virus peut être retrouvée sur la page jointe.

En pratique, la transmission du cancer par un rétrovirus n'a pas été démontrée avant 1980 avec la découverte du HTLV-1 (ou human T-cell lymphotropic virus). Ce virus entraîne une leucémie T (ou un lymphome très particulier) sur les bords du Pacifique.

En 1983, c'est un autre rétrovirus qui a entraîné une épidémie majeur : le SIDA (syndrome d'immuno-déficience acquise) avec le virus HIV (human immunodeficiency virus), découvert par L. Montagnier.

Le rôle d'un rétrovirus dans d'autres cancers est plus indéterminé, alors qu'ils semblent jouer un rôle dans des maladies neurologiques dégénératives.

Adénovirus

Virus de l'hépatite

Le virus de l'hépatite est associé de façon très étroite avec l'hépatocarcinome. Le virus B s'intègre dans le génome et l'hépatite chronique entraîne une stimulation permanente de la mort et de la régénération cellulaire augmentant les risques de transmission des anomalies cellulaires.

Papillomavirus

Ces virus (HPV : human papilloma virus) sont associés avec certaines verrues (verrues plantaires ou des verrues communes), et certaines lésions génitales (condylomes acuminés, condylomes géants, lésions intraépithéliales du col, cancer du col, papillomes de la bouche ou du tractus respiratoire).

Leur mécanisme infectieux est détaillé dans la page associée.

Virus d'Epstein-Barr (EBV)

Le virus d'Epstein-Barr a été le premier virus impliqué dans le développement des cancers. Il infecte plus de 90% de la population dans le monde mais seulement une petite proportion vont développer des tumeurs : lymphome de Burkitt et autres lymphomes, cancer du naso-pharynx. D'autres cancers semblent en relation avec l'EBV, notamment la maladie de Hodgkin et quelques cancers épithéliaux.

Le virus EBV utilise ses protéines virales pour agir comme certains facteurs de croissance, certains facteurs de transcription et des facteurs anti apoptotiques et détourne à son profit les mécanismes cellulaires habituels de l'homéostasie.

Deux types de cancers sont associés : le lymphome de Burkitt, soit dans sa forme endémique (la première décrite) soit dans sa forme sporadique et le cancer naso-pharyngien.

Le virus SV-40

Le virus polyoma SV40 (pour Simian Virus 40) est un puissant virus oncogène à DNA chez l'animal.

Son rôle en pathologie humaine fait encore l'objet de nombreuses discussions.

L'association potentielle avec le mésothéliome, en raison de la présence du génome du SV40 dans les cellules malignes est aussi très discutée.

Infection bactériennes

Un des exemples les plus intéressants est constitué par les relations entre la présence d'helicobacter pylori et le cancer de l'estomac.

Infections parasitaires

Plusieurs types d'infections parasitaires sont associées à un risque accru de cancers.

Schistosomiase

Deux types de cancers sont décrits :

le cancer épithélial de la vessie,

le cancer du foie

Opisthorchose et Clonorchose et cholangiocarcinome

Il s'agit d'une forme rare de cancer du foie survenant en Asie

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