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Dernière modification effectuée
le 4 September 2011
Radiations et environnement

Environnement

On estime à environ 2% les cancers provoqués par l’environnement, mais il s’agit là d’une approximation non fondée sur des éléments indiscutables, et probablement minimaliste. Certaines affirmations d'un nombre important de cancers dus à l'environnement ne sont fondées ni sur des données épidémiologiques, ni sur des données biologiques (modifications du DNA, etc.).

La plupart des affirmations sur le rôle 'épouvantable' de la pollution atmosphérique concernent essentiellement les maladies respiratoires de l'enfant, les allergies mais non le cancer.

Il est probable, sauf démonstration quasi expérimentale à l'occasion d'un fait divers tragique, que l'on ne pourra jamais démontrer le rôle de cette pollution et de l'environnement compte tenu de la toxicité majeure du tabac et de l'alcool et de la diffusion de leur utilisation par les habitants de cette planète.

Le rayonnement solaire

Il constitue la source la plus importante de radiations ionisantes sous forme d'ultra-violets.

La plupart des rayonnements dangereux du soleil sont éliminés par l'atmosphère et notamment la couche d'ozone stratosphérique : rayons cosmiques, les rayons gamma, les rayons X, les rayons UV C. La couche d'ozone ne laisse passer que des rayonnements de longueur d'onde supérieure à 290 nm.

S'il est probable que les 'trous d'ozone' sont dangereux parce que diminuant la protection des rayonnements solaires, ils ne sont pas responsables des cancers cutanés observés, puisqu'ils ne sont présents que dans quelques régions peu peuplées. Du reste, il semblerait que la réduction de l'utilisation des gaz PFC commence à permettre une réparation de ces trous d'ozone.

C'est plutôt l'habitude de se mettre au soleil, de vouloir bronzer à tout prix, qui entraîne des expositions incontrôlées au soleil. Le rayonnement marin, la réverbération par la neige et la glace sont autant d'éléments agressifs pour notre peau, d'autant que l'effet de 'cuisson' disparaît avec le vent ou le froid environnant.

Les ultraviolets sont à l'origine de deux types de cancers : 

  • les cancers épidermoïdes (baso-cellulaires et spino-cellulaires), les plus fréquents, mais plutôt peu dangereux,

  • les mélanomes (5 à 6.000 nouveaux cas annuels en France), dont le dépistage précoce et l'ablation totale constituent les seules garanties de guérison.

Les cancers épidermoïdes touchent plus souvent les sujets âgés ou exposés très régulièrement au soleil (agriculteurs, marins pêcheurs). Le site de survenue est constitué par les zones cutanées exposées quotidiennement au travail ou dans la vie courante, et notamment le visage. Le traitement chirurgical local, la radiothérapie de contact constituent de bons traitements. Rares sont les cancers (spino-cellulaires) donnant des métastases et pouvant entraîner la mort du sujet.

Les mélanomes sont, à l'inverse, plus souvent le fait de sujets plus jeunes, touchant des régions exposées non spontanément (plage). Ils touchent préférentiellement les sujets de teint clair en raison de leur moins bonne protection solaire. Les australiens, sujets au teint clair, situé à une latitude très ensoleillée et pratiquant beaucoup de sports de plage, sont particulièrement touchés par les mélanomes.

Affections héréditaires

Certains états particuliers prédisposent à la survenue de cancers cutanés plus ou moins généralisés :

Xeroderma pigmentosum

Le syndrôme de Cockayne

La prévention des cancers cutanés consiste

  • dans l'enseignement du public sur la nécessité de connaître les dangers potentiels du soleil, d'une exposition trop prolonger et d'apprendre à surveiller ses grains de beauté,

  • dans l'enseignement des médecins, notamment généralistes, à examiner régulièrement leurs patients au niveau cutané et à ne pas traiter à la légère les lésions, (fameuses règles ABCDE),

  • dans l'utilisation raisonnée des moyens de protection contre le rayonnement solaire : protection spontanée ou utilisation de crèmes.

Ces moyens simples devraient aboutir à la réduction du nombre de mélanomes métastatiques dont le traitement est purement palliatif pour l'instant.

Plusieurs sites très intéressants sur la prévention des mélanomes (notamment des sites australiens) sont retrouvés sur Internet :
Sun Safety (site australien en anglais)

SunSmart

Medisite (site français nécessitant un code personnalisé)

Radiations ionisantes

Nous sommes entourés par une irradiation naturelle à laquelle se surajoutent quelques causes artificielles engendrées par l'activité humaine.

L'irradiation des mineurs est assez importante.

La principale cause d'irradiation non naturelle étant provoquée par les médecins (examens radiologiques), il convient donc de limiter les demandes à celles qui nous permettent d'obtenir l'information indispensable pour le patient. Les mesures de précaution du personnel médical et paramédical sont importantes et doivent être respectées. On ne devrait plus voir de tumeurs cutanées induites par une irradiation locale excessive (exemple des chirurgiens qui réduisaient des fractures sous radioscopie) et encore moins des leucémies induites.

L'effet des irradiations massives d'Hiroshima et de Nagasaki a été étudié en détail. De tels événements ne relèvent pas de la prévention médicale.

L'industrie nucléaire est le lieu de nombreuses précautions : la surveillance individuelle des employés, l'étude des rejets radioactifs et de leur effet sur la population (par exemple, par la création du registre de la Manche pour étudier la population autour de l'usine de retraitement de La Hague) sont deux exemples concrets de prévention. La prévention des accidents nucléaires et l'observance stricte des procédures de précaution sont d'autant plus nécessaires que l'accident de Tchernobyl a montré que la défaillance humaine conjuguée à une mauvaise conception technique et à une incompétence pour réagir pouvaient conduire à des catastrophes importantes.

On trouvera une excellente documentation à propos de la catastrophe de Tchernobyl sur le site Médisite.

Une des parades à l'augmentation des cancers de la thyroïde observée autour de Tchernobyl est l'absorption rapide de capsules d'iodure de potassium. De telles capsules ont été distribuées à la population française vivant près des centrales nucléaires. Cependant, si leur efficacité théorique est démontrée (saturation de la thyroïde en iode), leur efficacité pratique serait douteuse en cas d'accident, de telles mesures n'ayant une efficacité que par des exercices d'alerte répétés (que les autorités veulent éviter par peur d'inquiéter la population).

Une autre source d'irradiation est constituée par les voyages en altitude et notamment en avion. Pendant le vol, les pilotes et les personnels navigants (comme les passagers) sont exposés au rayonnement cosmique (non filtré totalement par l'ozone) et qui consiste essentiellement en neutrons et en rayons gamma. Des doses annuelles de l'ordre de 2 à 5 mSv ne sont pas rares, notamment pour les voyages à haute altitude (Concorde) ou dans les régions polaires. Les répercussions réelles sur les navigants sont difficiles à mettre en évidence, étant donné le faible nombre de personnes concernées, mais aussi les autres biais possibles : tabagisme et exposition solaire fréquente aux escales.

Le problème de l'irradiation des spationautes est probablement à considérer avec la même prudence que pour les pilotes.

En fait, le problème est difficile à résoudre quant au rôle exact des petites doses de radiations, certains auteurs indiquant même qu'une petite irradiation stimule peut-être les réactions de correction des atteintes du DNA. La notion de dose seuil est difficile à définir et seules des mesures de précaution systématiques sont à retenir.

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