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Dernière modification effectuée
le 25 August 2017
Le rôle de l'alcool

Cancers plus fréquents chez les personnes alcooliques

L'étude de P.Buffetta (2006) montre l'influence de l'alcool seul pour les buveurs de plus de 60 g par jour (6 verres de vin) :

  • cavité buccale (risque multiplié par 6.4)
  • pharynx (risque multiplié par 6)
  • larynx (risque multiplié par 3.8),
  • œsophage (risque multiplié par 3.6)
  • cancer du foie (risque multiplié par 1.8).

On observe, également, une augmentation plus réduite du risque de cancer chez les buveurs :

  • cancer du sein (risque multiplié par 1.35)
  • cancer du colon et du rectum (risque multiplié par 1.2) .

Synergie avec le tabac

La consommation d’alcool augmente l’effet du tabac pour un certain nombre de cancers (cavité buccale, pharynx, œsophage)

Pour l'oesophage, le risque conjoint du tabac et de l'alcool a été bien démontré, dans notre région, par les travaux du Pr Tuyns.

Autres pages sur l'alcool

Potentialisation de l’effet du tabagisme par l’alcool sur le risque relatif de cancer de l’œsophage d'après une étude de Tuyns A. et al dans notre département du Calvados.

A titre indicatif, voici le contenu en alcool d'un certain nombre de boissons consommées habituellement dans notre région : 

Type de boisson Contenu en alcool
Un verre de vin 10,8 g
une canette de bière 13,2 g
Une bolée de cidre 8 g
Un verre de Whisky 30 g
Un verre de liqueur 15,1 g
Un verre de Calvados 30 g

Cependant, il faut bien se rendre compte que la consommation en petites quantités, chez les sujets non dépendants de l'alcool, ne représente pas un risque de surmortalité, mais au contraire semble diminuer la mortalité, notamment par l'effet favorable sur les maladies cardio-vasculaires.

Une étude au titre humoristique "One for the heart" de R. Doll démontre que l'exception française a un fondement scientifique.

Etude de la mortalité (morts annuels pour 1000 personnes) selon la consommation quotidienne en alcool exprimée en unité : une unité est un demi de bière, un verre de vin ou un petit whisky. On voit que l'adage 'un verre de bon vin par repas ne nuit pas' est confirmé, mais que cet effet bénéfique disparaît vite dès que la consommation dépasse deux ou trois verres de vin par repas.

Contrairement à ce qui est quelquefois écrit ici ou là, la qualité de la boisson alcoolisée (vin, bière, cidre, etc.) n'influe pas sur l'effet bénéfique d'une petite dose d'alcool.

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