Mésothéliome et SV40


Rôle de l'asbestose

L'asbestose est un puissant carcnogène et la cause principale des mésothéliomes, un cancer fatal de la plèvre et du péritoine. Seulement 20% des cas de mésothéliomes surviennent chez des sujets non exposés à l'amiante.

L'utilisation d'amiante a beaucoup varié d'un pays à l'autre, mais la construction navale et l'isolation des bâtiments a fait un large appel à ce produit aussi bien aux Etats Unis qu'en Europe de l'Ouest. Le temps de latence du cancer étant de 30 à 45 ans, le pic d'incidence est attendu entre les années 2010 et 2020.

Le mésothéliome touche donc préférentiellement les ouvriers de ces usines, plus rarement les femmes.

Prévalence de l'infection virale par SV40

Selon la méthode de détection (soit méthode virale classique par recherche d'anticorps soit recherche par technique moléculaire par PCR), le taux de prévalence de l'infection par SV40 varie de 5% à 50%.

Carte de la détection de SV40 et de la contamination des virus par le SV40. Il n'y a pas de différence significative d'incidence du mésothéliome en rapport avec la contamination virale (naturelle ou accidentelle). (d'après K.Leithner)

Par PCR, on trouve souvent la présence du segment Tag du SV40 dans les tumeurs cérébrales primitives, les cancers osseux, les mésothéliomes et le lymphome non hodgkinien.

L'étude de méta-analyses comparant des cohortes de patients atteints de cancers et de sujets sains montre la présence beaucoup plus fréquente d'infection par le SV-40 dans ces pathologies.

Rôle réel du SV40

Cependant, les études épidémiologiques sont contradictoires.

Certaines, utilisant des études cas-contrôle chez des sujets exposés à l'abestose, montre un risque accru de mésothéliome en présence d'infection par le SV40 (cf. A. Cristaudo).

Des études de cohortes, réalisées sur les vétérans américains vaccinés ou non par des vaccins contaminés par le SV-40, ne montrent pas de différence significative quant à la fréquence des mésothéliomes, des tumeurs cérébrales ou des lymphomes non-hodgkiniens. (cf. D. E. Rollison).

De plus, l'interprétation des résultats peut se révéler complexe : le SV40 est un contaminant fréquent des laboratoires de biologie et de virologie, pouvant donner de faux positifs (cf. F López-Ríos).

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