Le cancer naso-pharyngien


Fréquence

Il s'agit d'un cancer assez rare : il est plus fréquent (10/100.000) dans le sud-est asiatique et le sud de la Chine (dans sa forme indifférenciée), trois fois moins fréquent dans le bassin méditérranée et le Maghreb (survenant chez le jeune ou plus tardivement), assez rare (1/100.000) aux Etats-Unis ou en Europe (avec une forme histologique plus différenciée).

On détecte les protéines nucléaires du virus (notamment EBNA 1) dans tous les cas de cancer naso-pharyngien et une protéine membranaire (LMP1) également si on la recherche par PCR.(Boussen H. et al)

Présentation clinique

Le mode de révélation habituel est constitué par des adénopathies cervicales hautes (dans les stades précoces) ou basses et bilatérales dans les formes plus tardives. L'importance de l'atteinte ganglionnaire ayant une valeur pronostique.

D'autres signes révélateurs peuvent être observés : notamment, atteinte des structures de voisinage (otalgies, troubles rhinologiques, atteintes neurologiques).

Assez fréquemment, des syndromes paranéoplasiques sont observés : fièvre 'idiopathique', réaction leucémoïde, hippocratisme digital ou syndrome de Pierre-Marie ou une dermatomyosite.

Enfin, des métastases d'emblée peuvent être révélatrices (notamment des métastases osseuses).

Traitement

Le traitement loco-régional fait appel à une chimiothérapie première suivie d'une association de radiothérapie et de chimiothérapie par cisplatine (Oh J.L. et al).

L'utilisation de la radiothérapie conformationnelle avec modulation d'intensité (IMRT : irradiation des aires ganglionnaires cervicales, avec la dosimétrie obtenue aussi bien en coupe sagittale que coronale) permet de réduire la fréquence des complications secondaires de l'irradiation (mucite, toxicité neurologique, perte de poids), notamment pour les sujets jeunes.

Pronostic

Pour les malades traités dans ces conditions, l'association radiothérapie-cisplatine donnerait des taux de contrôle local proche de 100% avec des survies à 5 ans de l'ordre de 75%.

Accès au cours de cancérologie si vous accédez directement à cette page