Ces associations sont une aide considérable pour le patient qui veut renoncer à son alcoolisme.
Il existe de nombreuses associations d'aide : nous citerons deux d'entre elles actives dans notre région et dont l'activité est assez différente.
Fondée en à l935, à Akron, en Ohio, grâce à la rencontre de Bill W., un agent de change de New York, avec le Dr Bob S., un chirurgien d'Akron, tous les deux alcooliques invétérés, cette association s'est développée à travers le monde et compte près de 10.000 adhérents en France.
Les principes fondamentaux sont simples :
- chaque membre doit admettre son problème d'alcool,
- la seule condition pour faire partie du groupe est d'avoir l'intention d'arrêter de boire,
- chacun avoue son impuissance lorsqu'il est seul face à l'alcool,
- chacun recherche dans la présence des autres membres un réconfort par la transmission de l'expérience vécue par ceux qui ont guéri de leur dépendance (on se rappellera la difficulté à exprimer son alcoolisme),
- chaque groupe n'existe que pour aider les alcooliques non encore tempérants qui souffrent de leur intoxication,
- chacun recherche un moyen de s'élever spirituellement (pas forcément religieusement) par le dévouement à l'équipe d'alcoolique anonyme,
- l'anonymat permet un échange complet entre les membres et constitue la base de toutes les réunions, il rappelle que les principes sont plus importants que les problèmes de personnes,
- l'anonymat permet aussi d'éviter toute idée de pouvoir, de prestige, de reconnaissance,
- il existe une ouverture vis à vis des autres, notamment dans le sentiment de réparation des torts induits par l'alcoolisme,
- le groupe est indépendant des organisations professionnelles (même si des rapports existent avec les centres de cure), de toute origine confessionnelle ou politique,
Les groupes fonctionnent soit
LES RÉUNIONS OUVERTES :
Comme le mot le dit, ces réunions sont ouvertes aux alcooliques, aux membres de leurs familles et à toute personne intéressée à résoudre un problème d'alcool ou à en aider une autre à le faire.
La plupart des réunions ouvertes se déroulent sensiblement de la même façon : un modérateur, chargé d'animer la réunion expose brièvement le programme des AA, puis un membre peut faire le récit de son expérience de buveur, suivi d'un tour de table ou chacun peut exprimer son opinion sur un sujet ayant trait au rétablissement. A la fin de la réunion, le secrétaire informe le groupe des annonces d'activités locales. Après, une collecte permettra de payer le loyer de la salle, les publications et autres dépenses courantes. À la fin de la réunion, les participants parlent amicalement en prenant un café.
Aux réunions ouvertes, on rappelle aux invités que les opinions ou interprétations exprimées sont strictement celles de ceux qui les ont émises. Chaque membre est libre d'interpréter comme il l'entend le programme de rétablissement mais aucun ne peut prétendre parler au nom du groupe local ou de l'ensemble du Mouvement.
LES RÉUNIONS FERMÉES :
Ces réunions sont réservées aux alcooliques. Elles donnent aux membres l'occasion de parler entre eux des problèmes reliés à leur habitude de boire et des efforts qu'ils ont fait pour acquérir une abstinence durable. Elles permettent aussi d'explorer en détail les divers éléments du programme de rétablissement.
La consultation du site Internet de l'Association des Alcooliques Anonymes apporte de nombreux autres renseignements sur cette association.
Nous empruntons à la page d'accueil du site Internet de cette association très bien réalisé la présentation de l'association.
Les actions de Vie libre sont essentiellement de l'action et de la prévention.
Dans les milieux scolaires : La prévention commence dès le plus jeune âge, à l'école
en particulier.
Le mouvement Vie Libre, avec le concours de tous les personnels enseignants,
organise des séances d'information.
Envers les femmes :
Les femmes rejoignent les hommes dans la consommation d'alcool. Le mouvement Vie Libre leur porte une attention particuliaire en leur donnant la possibilité de se retrouver et d'échanger entre buveuses guéries ou en voie de guérison, abstinantes volontaires et sympathisantes.
Dans les milieux du travail :
Le mouvement Vie Libre organise des stages et des plans de prévention, des conférences débats avec toutes les catégories de personnel et des réflexions communes sur les problèmes posés par l'alcool au travail.
Envers les milieux médico-sociaux :
Le mouvement Vie Libre est souvent appelé à intervenir dans le cycle de formation des infirmières, assistantes sociales, travailleuses familiales, aides soignantes, médecins, etc. , pour faire part de son expérience de l'alcoolisme sur le terrain.
Envers l'opinion publique :
Par des réunions d'information, organisation de stands, diffusion de journaux et documents spécialisés.
Dans le monde carcéral :
Le mouvement Vie Libre développe une action importante dans les prisons.
Action en faveur des plus défavorisés
Souvent les phénomènes d'exclusion ou chômage sont accompagnés d'une forte consommation d'alcool. La réinsertion n'est possible qu'en aidant le malade à guérir. Vie Libre s'inscrit dans tous les programmes de réadaptation mis en place au niveau de l'état.
C'est pourquoi les équipes Vie Libre, en collaboration avec les services médicaux-sociaux, aident les titulaires du R.M.I. à se guérir pour pouvoir après se réintégrer dans la société.
En direction des bénévoles de l'association, le mouvement Vie Libre assure une formation générale.
Thèmes de ces stages :
En direction de tous les publics, membres des C.H.S.C.T. (Comité Hygiène et sécurité et des conditions de travail), du personnel médico-social et toute personne sensibilisée et intéressée par le problème alcool, Vie Libre organise des stages d'alcoologie. Ceux ci sont adaptés à la qualité des participants. Ils ont pour objet de faire mieux connaître et comprendre la maladie alcoolique (cause, effets), de mieux appréhender l'approche du malade alcoolique en collaboration avec les services médicaux, sociaux et les associations de lutte contre l'alcoolisme, réfléchir sur la mise en place d'actions de sensibilisation, de prévention dans les milieux du travail ou dans les milieux de vie.