Plusieurs produits contenant de la nicotine sont à la disposition des personnes voulant arrêter de fumer. Ils atténuent voire suppriment le syndrome de sevrage. Certains de ces produits ne sont pas disponibles en France.

Le traitement de substitution obéit à des règles de prescription bien précises pour garantir une bonne efficacité.

Les produits utilisés

En France, nous disposons de deux voies d'administration des substituts de nicotine :

- la voie transdermique (les timbres ou patch),
avec trois dosages différents : 21 mg/24h, 14 mg/24h et 7 mg/24h.

- la voie per-linguale (les gommes à mâcher), avec deux dosages : 2 mg, et 4 mg par gomme. Notons que depuis peu, la gomme dosée à 2 mg est en vente libre en pharmacie.

Les patchs doivent être préférés en première intention aux gommes parce que les apports en nicotine sont mieux quantifiés et plus importants et que la tolérance est meilleure.

La conduite du traitement

Une fois le traitement institué, on vérifiera que la dose prescrite est suffisante avant la fin de la première semaine de traitement sur :

- l'absence de signes de manque (persistance de pulsions à fumer, irritabilité, anxiété, agitation,..).

- l'absence de signes de surdosage (céphalées, palpitations, tremblements, etc..).

- le taux de cotinine urinaire : on considère que le taux de substitution (cotinine pendant le traitement de substitution / cotinine dosée quand le patient fumait encore) doit être d'au moins 60 % pour être efficace.

Contre-indications

Les contre-indications au traitement de substitution nicotinique sont peu nombreuses ; 

cardio-vasculaires, infarctus du myocarde en phase aiguë, angine de poitrine instable, arythmies cardiaques sévères,

accident cérébro-vasculaire récent,

femme enceinte. 

Cependant, autant chez le patient vasculaire que chez la femme enceinte, on pourrait s'interroger sur le risque relatif encouru par la poursuite du tabagisme par rapport à celui du traitement nicotinique, (ce dernier ne comporte ni oxyde de carbone ni goudrons dont on connaît la toxicité dans les deux situations cliniques).

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