Cancer du poumon

Le cancer du poumon est directement lié à la consommation de tabac, de façon irréfutable pour les cancers malpighiens et à petites cellules.

Ceci est illustré par de très nombreuses études d'incidence.

D'après l'article de Doll et Peto de 1976

 

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Survie du cancer du poumon

La survie de ces malades pour lesquels le diagnostic de cancer du poumon a été établi, est particulièrement désastreuse. Seuls les malades qui peuvent être opérés de façon carcinologiquement satisfaisante, ont une chance de survie qui dépassent 30%. Ils sont malheureusement une petite minorité à pouvoir être opérés.

Le tableau ci-dessous montre les résultats observés par le réseau d'épidémiologie américain SEER (Semin Surg Oncol 1994, 10, 21-30)

Même source que précédemment :  TabacNet

Cancers ORL

La même chose peut être écrite concernant les cancers ORL : 

Même source que précédemment :  TabacNet

Les résultats thérapeutiques sont loin d'être brillants au prix de mutilations souvent importantes aboutissant à une rupture sociale majeure (perte de la parole, déformations plus ou moins importantes de la face) et à des séquelles importantes (notamment asialie ou perte de toute sécrétion salivaire en rapport avec la radiothérapie). La majorité des cas sont des T3 ou des T4 (dont la survie est inférieure à 50%)

D'après Laramore (Radiation Therapy of Head and Neck Cancer , Berlin, Springer Verlag, 1988)

La même chose peut être dite concernant le cancer de l'œsophage pour lequel la survie à 5 ans, tous cas confondus, n'excèdent pas 5%.

On voit donc l'inefficacité de la thérapeutique actuelle de ces cancers. Seule la prévention (et éventuellement pour certaines localisations, le dépistage précoce) peut permettre une amélioration des résultats.

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