Surmortalité due au tabac

" L'impact sur la santé est considérable. Le tabac est en France la cause de 60 000 décès prématurés par an, soit un décès sur neuf. Un fumeur régulier sur deux ayant commencé à fumer à l'adolescence mourra victime du tabac. Parmi ces fumeurs 50% décéderont avant 69 ans. 

 Du fait de l'ancienneté de sa consommation, les effets du tabac sont aujourd'hui beaucoup plus importants dans la population masculine, avec une estimation de 56000 décès alors que dans la population féminine, ils causent aujourd'hui un peu plus de 3000 décès. 

C'est dans la tranche d'âge de 45 à 64 ans que le poids de la mortalité due au tabac est le plus important puisque près de 30% des décès masculins (et 4% des décès féminins) lui sont attribuables.

" En Suisse, 10.000 personnes meurent chaque année de maladies dues au tabagisme, c'est l'équivalent du crash de 25  Boeing 747 !  C'est plus que la totalité des décès dus aux accidents de la route (700), aux drogues illégales (310), au sida (680), aux cirrhoses alcooliques (650) et aux suicides (1.500). 

En France, le tabagisme est responsable de 60.000 décès par an, soit l'équivalent d'un crash de Boeing 747 un jour sur deux (cf. Hécatombe liée au tabac)

Autres pages sur le tabac

Seulement 13% des personnes chez qui l'on diagnostique aujourd'hui un cancer du poumon seront encore vivantes dans 5 ans.

Un fumeur sur 2 meurt d'une maladie attribuable au tabagisme, et les fumeurs meurent en moyenne 8 ans avant les non-fumeurs.

Réduction de la survie à l'âge de 75 ans selon la consommation tabagique
d'après le site TabacNet

Une des études les plus intéressantes concernant la diminution de la durée de vie en rapport avec le tabac est celle de Doll et Peto, (cf. les pages suivantes) portant sur les médecins anglais. Elle montre à la fois la perte de chances de vie due au tabac et l'intérêt de la cessation du tabagisme.

Etant donné l'évolution de la consommation de tabac au cours des décennies précédentes, notamment chez les femmes, l'épidémie des maladies liées au tabac est à venir : des projections à 2025 prévoient 165 000 décès prématurés annuels directement imputables au tabac avec une multiplication par deux des décès masculins et par 10 des décès féminins par rapport à la situation actuelle.

 L'impact du tabac dépend surtout de l'ancienneté de la consommation journalière.

 Ainsi, pour le risque de cancer bronchique, qui a été le plus étudié, doubler la quantité journalière de tabac multiplie le risque par deux tandis que doubler la durée de consommation multiplie le risque par 20. Au regard de cette constatation c'est l'arrêt et l'abstinence durable qui doivent être recherchées.

Morbidité due au tabac

 Les effets du tabac sur la morbidité en terme  non seulement d'années de vie perdues mais aussi d'incapacité, de souffrance, de dépendance et de qualité de vie sont considérables. Chez la femme enceinte, la consommation de tabac a un retentissement très important sur le foetus, le nouveau né, le nourrisson et l'enfant.

L'effet du tabac se manifeste très nettement sur la capacité pulmonaire telle qu'on peut le mesurer par  le volume d'expiration maximale seconde (ou VEMS).

Effet du tabagisme sur la fonction respiratoire
d'après le site TabacNet

Une autre influence majeure du tabac s'exerce sur les maladies cardio-vasculaires. Le schéma suivant illustre bien l'importance du tabagisme.

Rôle du tabagisme dans les maladies cardio-vasculaires
d'après le site TabacNet

 L'impact du tabac sur la santé se juge à moyen et à long terme. Une cause importante d'impuissance sexuelle est constituée par l'artériosclérose des artères de la verge, et le tabagisme ne fait qu'accentuer cette athérosclérose.

Impact écologique

De façon plus anecdotique, quoique..., environ un tiers des incendies sont en rapport avec l'usage du tabac (notamment cigarette jetée dans une poubelle, dans une forêt très sèche, au lit), et de nombreux accidents de la route sont en rapport avec une inattention due à la cigarette (qu'on cherche à allumer ou à ramasser par terre).

Impact économique

Sur le plan strictement économique, on peut considérer ces chiffres de façon très cynique comme le montre l'étude récente de la Banque Mondiale qui a étudié le coût social du tabac.

Ce rapport est l'aboutissement d'études lancées au début des années 1990 par l'économiste Howard Barnum. Jusqu'au rapport de la Banque Mondiale, les économistes s'étaient attachés à analyser les transferts financiers entre fumeurs et non-fumeurs : les non-fumeurs subventionnent-ils les fumeurs, comme l'avançaient certaines études de santé publique ?

Si l'on admet que les fumeurs ont une espérance de vie moindre et, "si l'on met en balance les taxes sur le tabac qu'ils paient, les retraites publiques qu'ils ne toucheront pas et les soins médicaux qu'ils ne requerront pas à un âge avancé, la subvention nette va plutôt des fumeurs vers les non-fumeurs". 

En éloignant l'idée " économiquement suspecte " selon laquelle l'individu serait incapable de peser par lui même les avantages et les risques éventuels du plaisir de fumer, on arrive à un avantage social net de l'utilisation du tabac équivalent à quelque 20 milliards de dollars par an. 

Mais ce genre de raisonnement est totalement stupide.

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